Tiffany-Skye

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L’île de Skye : 3 jours en itinérance

Un itinéraire rapide mais très intense. Des paysages à couper le souffle sur cette île écossaise qui représente un stop obligatoire si vous êtes de passage dans ce pays. 3 jours c’est le minimum, mais 2 jours de plus, c’est encore mieux !

1ER JOUR


EILAN DONAN CASTLE : LE PLUS PHOTOGRAPHIÉ D’ECOSSE

Après avoir passé la nuit à Glenfinnan, nous étions obligés de revenir sur nos pas à Fort William pour rejoindre l’île de Skye par le pont. Nous avons donc profité de ce détour pour petit-déjeuner dans une petite adresse 100% vegan à Fort William : « The Wild Cat ».
– Porridge au lait d’amande, banane, sirop d’agave et purée de cacahuètes grillées maison (4,5£)
– Tartines de pain au levain, purée d’amandes et cacahuètes (3,8£)
Même si la conversion en euros revient un peu plus cher, cela reste plus intéressant qu’en France.

Il y a très peu de route en Ecosse, il faut donc souvent faire demi-tour pour rejoindre les routes principales si l’on s’enfonce dans la campagne. Tout n’est pas relié. Le trajet le plus direct était de rejoindre Mallaig et prendre le ferry qui relie Armadale sur l’île. Ce n’est pas très cher, il est possible d’y mettre la voiture mais nous n’avions rien réservé et… la flemme. Au moins, nous avons pu continuer à découvrir des petits coins perdus sur notre route.

Nous avions bien fait. Voici un échantillon des petits endroits croisés sur le chemin : Loch Cluanie, Shiel Bridge et sa plage, Eilean Donan Castle.

UN PIED SUR SKYE

Nous voilà passant le pont de Skye et commençant à apprécier les somptueux paysages que l’île nous offre. Il fait beau, je sens que nous n’allons pas être déçus. Et quelle rencontre pour un premier contact avec la population locale : les Highlands Cows ! Symboles de l’Écosse, nous ne les croisons pourtant pas autant que les moutons. Certains voyageurs n’en ont même jamais vu sur leur parcours. Par chance, nous pouvons nous en approcher et les prendre en photos.

Nous passons la nuit à Halistra, au-dessus de Dunvegan tout au nord de l’île. Il nous faut donc traverser toute l’île en très peu de temps. Nous faisons un stop au pont de Sligachan. C’est un « must » à faire sur Skye, nous trouvions cela très joli en passant à côté et nous nous sommes rendus compte de ce que c’était vraiment, en rentrant. Le hasard fait bien les choses.

Le château de Dunvegan, très connu, était fermé vu l’heure. Nous nous sommes rabattus par hasard (encore) sur le cimetière nous offrant une vue panoramique à couper le souffle. De quoi parfaiement terminé la journée.

Dîner avec vue sur la mer à Lochside Crafts, nuit à Halistra dans un Air Bnb (chambre chez l’habitant). Path nous a offert le lendemain un petit-déjeuner royal et local (œufs, fromages, fruits, pains, confitures maison, blinis maison, saumon frais et fumé maison pêché sur la rive d’en face…). Encore mieux qu’à l’hôtel !

Les logements sont chers sur l’île (80-90€ la nuit alors que nous n’avons pas le logement entier). Cependant, le petit-déjeuner est vraiment complet, cela peut ressembler aux services des chambres d’hôtes françaises (chambre à part, salle de bain privée, petit-déjeuner servi, internet, linge de toilette, notre propre trousseau de clefs).

2ÈME JOUR


RANDO, SOLEIL ET PRODUCTIVITÉ

C’est la journée durant laquelle nous avons fait le plus de choses en un temps record, avec un soleil radieux. Le programme de la journée était rempli !

Au menu : la presqu’île d’Uig en passant par Kilmuir, Duntulm, Kilt Rock, Old Man of Storr, Portree (la capitale), Dunan et Broadford. Nous passions la nuit à venir sur Dunan, toujours chez l’habitant.

Nous avons successivement tout croisé sur la seule route principale (« single road » c’est-à-dire une seule voie pour les deux sens de circulation) où nous roulions à petite allure. Même si les distances sont courtes (quelques dizaines de kilomètres), nous mettions un temps fou !

Mention spéciale pour la randonnée d’Old Man of Storr. Si vous avez 2h devant vous et que le soleil n’est pas en train de se coucher (sinon, les photos sont anéanties), c’est vraiment LE passage obligatoire avant de rejoindre Portree. Portree, capitale de l’île, est si mignonne avec ses petites maisons colorées et son port paisible.

Dîner au Café Sia à Broadford pour une pizza végétarienne tellement bonne ! Nous avons énormément entendu parler français dans ce restaurant (où il vaut mieux réserver). C’est un des seuls moments où le dépaysement total n’était pas garanti.

3ÈME JOUR


DERNIER JOUR À SKYE ET DOUCHE ECOSSAISE

Après un petit-déjeuner à base de tartines beurrées, fruits et œufs brouillés (chaque matin était un petit brunch en y pensant), nous prenions la voiture pour le dernier jour sur l’île ! Le soir-même, nous devions rejoindre Inverness, au bout du Loch Ness.

Après près d’une semaine sur place, nous avons expérimenté notre première véritable douche écossaise. Au programme ? Randonnée à Fairy Pools, distillerie de Talisker (whisky écossais), passage par Broadford avant de passer le pont de Skye et retrouver les Highlands.

Les Fairy Pools, comme son nom l’indique, se doivent d’être féériques. Je pense que sous un grand ciel bleu, cela doit être splendide, mais là, nous n’avons pas eu de chance. Quelques gouttes puis une vraie averse qui a écourté la balade. Nous sommes tout de même contents de l’avoir fait et mention spéciale aux deux touristes qui s’y sont baignées ! Il faisait 12 degrés, ciel plombé, pluie froide et vent à nous faire décoller du sol, chapeau bas.

Déjeuner chez Deli Gasta à Broadford pour des petits sandwichs et des pâtisseries très bonnes (options veggie et vegan possibles). Nous avons ensuite pris la route jusqu’à Inverness sans arrêt (tout de même quelques heures de voiture) en longeant le Loch Ness. Petite déception, aucun intérêt à s’arrêter au point de vue car : on ne voit pas grand-chose, et mise à part la légende du monstre du Loch Ness, cela reste un simple lac sans relief autour.

L’île de Skye est si riche en activités et choses à voir qu’il faudrait y passer au moins 5 jours. Ce que nous voulions faire : Nest Point, Château de Dunvegan, île de Mull, Armadale, croisière à Elgol pour aller voir les phoques (au moins 1/2 journée, bien vérifier la météo car cela peut devenir un enfer sinon ou alors la sortie peut être annulée au dernier moment si les conditions ne sont pas optimales). Plein de raisons de revenir !

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Écosse : Edimbourg, Glasgow & Glenfinnan

Voici le premier article d’une série de trois pour vous décrire et vous apporter toutes les informations possibles concernant mon voyage de 10 jours en Écosse. Nous avons (presque) réussi à faire le tour du pays. Attention les yeux !

Cet article abordera :

  • EDIMBOURG : lieu d’atterrissage et découverte de la ville sur 2 jours/2 nuits
  • GLASGOW : transfert en car, découverte de la ville sur 2 jours/2 nuits et location de voiture
  • GLENFINNAN : début du road trip en voiture par les lochs, 1 nuit atypique en train à vapeur


EDIMBOURG

Pour venir en Écosse et payer le moins cher possible, nous avons comparé toutes les compagnies et nous n’avons pas volé avec la même à l’aller et au retour. Les prix sont peut-être plus intéressants en réservant bien à l’avance mais nous n’avons planifié notre voyage qu’un mois et demi avant.

Nantes > Paris en covoiturage + Paris CDG > Edimbourg avec Air France (200€ le tout)

Un vol court et efficace (2h) avec 1h de décalage horaire en arrivant (départ 7h, arrivée 8h heure locale). Nous avions donc toute la journée pour profiter de la capitale écossaise. Nous rejoignons notre Bed & Breakfast (équivalent chambre d’hôtes en France) situé près du parc The Meadows pour y déposer les bagages.

Edimbourg est une petite capitale à tendance médiévale, où tout se fait à pied. En deux jours, nous avons vu le principal mais un troisième jour n’aurait pas été de refus pour les détails (le port, visiter le palais de l’intérieur, le Scottish National Gallery, tester d’autres adresses). L’avantage, c’est que la plupart des attractions et lieux à visiter sont gratuits.

Les MUST à ne pas manquer à Édimbourg

  • Se balader au parc The Meadows
  • Grimper sur Arthur’s Seat (Holyrood Park)
  • Grimper au Calton Hill
  • Marcher sur le Royal Mile (1mi = 1,6km)
  • Voir le Château d’Edimbourg depuis le parc Princes Street
  • Photographier Victoria Street
  • Visiter le cimetière de Greyfriars
  • Visiter le Scottish National Museum (gratuit)
  • Manger un Scottish Vegan Breakfast chez Hemma
  • Visiter le Palais Royal (Holyrood Palace) siège de la Reine
  • Visiter le Parlement (gratuit)
  • Se balader dans le New Town et découvrir la ruelle « Circus Lane »
  • Si vous avez le temps : photographier les ponts de Firth of Forth

Les bonnes adresses à Edimbourg

  • Fig Tree (omni, végétarien, vegan) et leur terrasse adorable
  • Hemma pour un scottish breakfast veggie ou vegan fabuleux (et tout le reste de la carte aussi)
  • David Bann, un restaurant entièrement végétarien assez haut de gamme et à tout petits prix
  • Brunch Upper ou The Pantry pour bruncher tous les jours
  • Henderson’s (café & restaurant vegan)
  • Non testées mais qui étaient sur ma to-do-list : Love Crumbs, Nomad

GLASGOW

Nous avons relié les Edimbourg et Glasgow en car (10£ pour 2 personnes) par la compagnie National Express. Vous pouvez réserver directement sur leur site. C’est un car direct qui dure entre 1h10 et 1h30 suivant le trafic. La gare routière d’Edimbourg (“Bus Station”) se trouve dans le New Town et est très facile d’accès. Nous sommes arrivés à Glasgow Bunachan, au coeur de toute l’agitation d’une grande ville. Glasgow n’est pourtant pas la capitale, mais elle en a tous les aspects (grandes artères, buildings, avenues remplies de magasins, le métro, la circulation). C’est une ville qui grouille, tout le contraire d’Édimbourg.

Notre airbnb se trouvait en proche périphérie sur la Duke Street (station Bellgrove). C’est à 30 minutes à pied du centre-ville en passant par la cathédrale de Glasgow. Tout peut se faire à pied aussi, à condition d’avoir du temps et de l’énergie. Notre première journée à Glasgow s’est terminée à plus de 30 000 pas, sous un soleil radieux, c’était donc assez sportif !

Sur place, nous avons testé seulement deux adresses car nous profitions d’être en appartement pour manger “maison”. Manger à l’extérieur midi et soir pendant 10 jours, c’est tout de même un sacré budget !

Les bonnes adresses à Glasgow

  • Singl-end (omni, veggie, vegan)
  • Brunch chez Tibo (sur Duke Street dans notre quartier) pour un veggie scottish breakfast

N.B : le vegan scottish breakfast se compose souvent de pain, avocat, champignons, tomates, saucisses végétales, haggis végétale (galettes de légumineuses, légumes et avoine, faisant référence au haggis traditionnel qui est un mélange d’abats).

Les MUST à ne pas manquer à Glasgow

  • Cathédrale de Glasgow
  • Balade le long de la Clyde Walkway
  • Université de Glasgow (coucou l’ambiance Harry Potter)
  • Jardin botanique
  • Parc de Kelvingrove
  • Glasgow Tower
  • SSE hydro
  • Finnieston Crane
  • The Light House
  • Les rues autour de Glasgow Central Station
  • Le cimetière du Necropolis (d’où il y a un joli point de vue sur la cathédrale)
  • Parc Glasgow Green et le Palais du Peuple
  • Les murs tagués devant la brasserie “Tennent” (ambiance mur de Berlin)

Nous avons croisé tout ces lieux en deux jours complets sur place, sans prendre le métro.

Nous récupérons notre voiture de location SIXT le matin du départ de Glasgow pour continuer notre voyage en voiture, découvrir le pays en itinérance (jamais 2 nuits au même endroit à partir de ce moment). Comme il faut conduire à gauche, nous ne voulions pas nous infliger de devoir gérer la boite de vitesse à gauche, donc nous avons opté pour une voiture automatique. Un confort qui a un coût supplémentaire mais vraiment, nous n’avons pas regretté. L’Écosse est un pays très (très) onéreux en été, du logement à la voiture. Heureusement, les autoroutes sont gratuites, c’est déjà ça.

6 jours de location chez SIXT pour modèle automatique avec kilométrage illimité en “one way” c’est-à-dire que le point de départ est différent du point d’arrivée : 650€ environ (sans compter l’essence, ce serait trop beau, et pour un seul conducteur, pas deux).


GLENFINNAN

En route vers notre lieu final pour ce 5ème jour, nous dormirons à Glenfinnan, dans un endroit atypique. Dans ce petit village, se trouve le célèbre viaduc sur lequel circule le train “Jacobite” qui a inspiré JK Rowling pour son roman Harry Potter. Les fans reconnaitront les lieux !

Ce train relie aujourd’hui Fort William et Mallaig (d’où vous pouvez prendre le ferry pour rejoindre l’île de Skye). Le trajet dure environ 2h. Il passe 2 fois par jour dans l’année, et 4 fois durant la pleine saison estivale. Ce qui permet de pouvoir le photographier 2 fois face à nous, et 2 fois dans l’autre sens. Il faut compter environ 30 minutes après son départ de Fort William pour pouvoir le voir depuis Glenfinnan.

Sur la route, nous nous arrêtons toutes les 10 minutes, ce qui rallonge considérablement le trajet initialement prévu. La cause ? L’écosse est si belle que tout est terriblement photogénique. Il est prévu au bord des routes de campagne des “passing place” qui sont des sortes d’agrandissements de la voie pour pouvoir y stationner quelques minutes. Autant vous dire que nous les avons bien utilisées !

Glenfinnan a donc investi un ancien train à vapeur pour en faire un train couchettes de 10 lits. Chaque petite chambre (environ 4-5m2) est composé d’un lit superposé. Les sanitaires et la pièce de vie (cuisine bien équipée avec électroménager et couverts) sont à partager. Il faut s’y prendre bien en avance pour réserver car c’est très vite complet !

Il y a très peu voire aucun hôtel ni B&B dans le coin, c’est donc the-place-to-be si vous souhaitez faire un stop dans cette région pour un “petit” prix. Pour 2 personnes, draps et serviettes compris, j’ai payé 40 livres (soit environ 45€). C’était notre nuit la moins chère du voyage mais la plus surprenante. J’ai adoré le concept, c’était court mais franchement confortable malgré un apriori fort au départ.

Nous avons choisi le chemin “trail” de 1,6km pour rejoindre le viaduc depuis notre train-couchette. Une jolie petite randonnée de 40 minutes qui nous a permis d’admirer des paysages à couper le souffle, un mélange de ciel bleu, lumière et nuages chaotiques. Pour autant, il n’a pas plu ! En Écosse, j’ai pu remarquer à de nombreuses reprises que les nuages circulent très vite dans le ciel, ce qui provoque des “projecteurs de lumière” comme si nous étions sur scène.

Après cette journée très riche, nous avons passé une soirée et nuit dans le plus grand des calmes au milieu de nulle part. Faites attention, il n’y a pas de restaurant, centre ville, ni épicerie aux alentours. Ayez de quoi dîner et petit-déjeuner avec vous. Nous étions passés faire quelques courses en achetant des aliments non périssables dans un supermarché sur la route. Le lendemain, nous partions pour un petit voyage depuis Glenfinnan, en passant par Fort William, Eilan Donan Castle pour arriver sur les Terres de mon prénom : l’île de Skye.


J’espère que ce premier article vous a plu. Deux autres vont suivre sur notre escapade sur l’île de Skye, puis au Nord-Est du pays. En tout cas, vous pouvez aisément découvrir Glasgow et Edimbourg sans voiture et en 4-5 jours.

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Harmony Genève Marathon

Le dimanche 6 mai 2018, j’ai participé au semi-marathon de Genève. Harmony Genève Marathon, c’est un évènement qui regroupe : courses pour enfants le samedi après-midi, 10km nocturnes le samedi soir, semi-marathon et marathon le dimanche matin. Invitée par l’organisation, j’ai pu participer à cette course qui m’était inconnue, dans une ville non visitée depuis 2015 !


Un week-end presse très rapide, mais c’est aussi pour cela qu’on les aime ! Mon 27ème semi-marathon s’est donc déroulé à Genève, ville dans laquelle je n’étais pas retournée depuis l’été 2015, première et seule fois que je l’avais visitée. Je n’avais pas été transportée par cette grande ville. Peu de commerces, restaurants, terrasses, beaucoup d’hôtels luxueux qui ne me concernent pas, des belles voitures, des vitrines de marques de luxe, mais pas beaucoup de charme.

Bon, on va dire que j’ai (un peu) changé d’avis même si j’aimerais plutôt découvrir Lausanne à l’avenir. Je ne me retrouve pas dans le mode de vie suisse, la mentalité genevoise. J’ai rencontré des locaux adorables, mais je trouve que ce n’est pas ce qui se dégage en premier lieu lorsque l’on arrive sur place. Et puis, on en parle des prix ? 22 francs suisses la salade et 5 pour le café, surtout quand les commerçants ne souhaitent pas faire la conversion en euros. Du coup, c’est 5€ le café ou la petite bouteille d’eau voilà voilà.

SAMEDI : 1ER JOUR À GENÈVE

Je décolle de Nantes à 8h15 et arrive sur place à 9h30. Le gros point positif est qu’en tant que voyageur, nous avons droit à un ticket de transport gratuit et valable 1h20 pour rejoindre le centre-ville (à seulement 4km de l’aéroport). Les transports sont accessibles depuis le “secteur Suisse”, ne faites pas comme moi. En grande chauvine, je me suis naturellement dirigée vers le “secteur France” dans lequel il n’y a… rien. Haha.

Je trouve finalement un gentil conducteur de bus qui m’amène au plus proche de l’hôtel dans lequel j’allais séjourner : Ibis centre Nations. Une fois arrivée, je ne fais que déposer mes affaires et repars directement aux Bains des Pâquis pour un déjeuner avec toute la team presse-réseaux sociaux au bord du Lac. Il fait super chaud, on se régale avec une assiette libanaise végétarienne… Le top !

14h30, l’heure de retirer les dossards. Pas de foule sur le village situé au Jardin Anglais. Il fait très très beau, cela annonce un temps radieux pour le lendemain matin ! Heureusement, le départ est à 8h30, je finis avant 11h et donc avant les grosses chaleurs. Le retrait des dossards comprend un tee-shirt, un échantillon de gel douche, des flyers, un complément de vitamine D en goutte (cure 30 jours), un échantillon de complément de magnésium à diluer. Le tee-shirt n’est pas fou, je le trouve très fin. On aperçoit la médaille, c’est une forme de tee-shirt, au départ un peu surprise mais finalement, je l’aime bien à force de la voir accrochée à mon porte-médaille.

Je retrouve aussi des amies, on nous prend en photo, puis je les quitte pour continuer notre vadrouille dans la ville. Avec le reste de l’équipe, nous avons rendez-vous à 19h pour dîner aux Halles de l’Île en plein centre de Genève. Assiette végétarienne composée de patate douce, riz basmati, poêlée de chou kale et de chou kimchi (un peu relevé), c’était délicieux.

Un court dodo car il fait super chaud et le réveil est prêt à sonner à 5h40…


DIMANCHE : JOUR DU HARMONY GENEVE MARATHON

Le réveil sonne à 5h40. Le petit-déjeuner ouvre exceptionnellement dès 6h pour le marathon. On descend et retrouve tous les autres. Surprenant, nous voyons une ribambelle de kenyans pieds nus descendre au petit-déjeuner. Serait-ce les têtes de course ? Vu leur petit-déjeuner, c’était bien eux ! On est restés bloqués sur le contenu de leur plateau : jus de fruits, fruits, pain, confiture, thé avec des tonnes de sucre et du miel. Je ne pensais pas qu’ils carburaient autant au glucose. Le marathon prenait le départ 3h30 plus tard, je ne comprends toujours pas comment ils peuvent tenir avec autant de sucre rapide pendant autant de temps. Mystère…

Mon plateau contient : pain, fromage frais, deux oeufs durs, pastèque et concombre. Oui, oui, le concombre me faisait de l’oeil sur le buffet et je me suis dit, pourquoi pas. Mon tube digestif supporte beaucoup de choses et comme d’habitude, il n’y a rien eu à signaler durant la course.

On remonte, on se prépare à repartir et c’est bon, c’est parti ! On se contente de suivre la masse de coureurs dans la rue qui semble se diriger vers le bon arrêt de tram. Avec notre dossard, nous avions les transports offerts toute la journée. À 2,80€ le ticket, ce n’était pas de refus. On arrive sur le lieu de départ à 8h environ, pour un départ à 8h30. Pas de SAS vraiment définis, les allures sont affichées sur le côté, à nous de nous positionner avec les coureurs de notre niveau. Je suis en SAS 1h50, un peu plus rapide que ce que je compte faire. Je crois qu’à mon inscription, j’étais terriblement optimiste.

C’EST PARTI POUR 21,1KM !

Nous prenons le départ à Chêne-Bougeries. Une commune genevoise. Nous sommes partis pour environ 13-14km dans la campagne, et le reste en ville et en bord de lac. Il fait super beau, tellement beau qu’on nous annonce déjà bien 25 degrés au soleil alors qu’il n’est même pas 9h. Le départ est donné, j’ai mal à mon genou droit (celui qui m’a fait défaut sur la fin du Marathon de Paris) au bout de 200m. Je me dis que ce semi-marathon va être… long. Finalement au bout de 5-6km, le genou finit par se taire. J’ai très soif et le premier ravitaillement se fait désirer. Il arrive au 6,3km, je trouve que cela faisait un peu long car je m’attendais à le croiser au 5ème km. Je fais une pause pour boire 2 gobelets tranquillement, aller aux toilettes. J’ai bien perdu 4 minutes, mais bon je n’étais pas là pour le chrono. Je recroise les filles, parties derrière moi, qui ne se sont pas arrêtées au ravitaillement. On court quelques minutes ensemble puis je reprend mon rythme seule.

Je retrouve Margot un peu plus loin vers le 8ème kilomètre. On décide de rester ensemble car nous avons une vitesse similaire. On restera ensemble jusqu’au 15ème kilomètre. Il fait si beau, je sens que je prends des couleurs hihi ! C’est toujours quand c’est trop tard que je me dis que je supporterai bien une petite casquette, ou au moins des lunettes de soleil. Un jour, j’y penserais, promis. Nous sommes en pleine campagne, parfois avec les odeurs qui vont avec ! Mais quel bonheur ! Je cours exclusivement en ville, et cela me rappelle mes premières sorties running lorsque j’habitais dans la campagne nantaise. C’est quand même bien différent.

Ce semi-marathon est si plat, voire descendant en continu. C’est tellement agréable de se laisser porter, sans devoir réfléchir à “comment je gère le prochain faux plat ou la prochaine côte ?”. La seule difficulté du parcours, c’est vraiment la chaleur du jour. Sinon, je ne vois pas de point noir. Je savais que ça n’allait pas être exclusivement en ville, donc les 2/3 campagne ne m’ont pas gênées, au contraire.

Au 15ème kilomètre, Margot me dit qu’elle commence à souffrir de la chaleur et de petites douleurs. Elle sent que j’en ai encore sous le coude et me dit de la laisser pour retrouver ma vitesse sur les derniers kilomètres. J’attends le 16ème kilomètre pour partir. 6 kilomètres plus rapides me semblaient trop long, mais 5 ça passe. Je me surprends à passer de 9,5km/h à 11,2km/h aisément. En admirant le paysage, la foule qui commence à supporter, la chaleur accablante, vraiment. Les 3 derniers kilomètres de l’enfer, car je zappe le ravitaillement à 17,5km prétextant ne pas avoir soif. J’étais desséchée au 18ème, ça m’apprendra tiens ! Les 19 et 20ème kilomètres se font sur le bord de Rhône en aller-retour sans aucune ombre. Ça ressemble vaguement à la promenade des anglais. Les coureurs tombent un à un alors que nous touchons du doigt l’arrivée. J’entends des sirènes de SAMU. C’est rassurant tout ça !

J’essaie d’accélérer mais j’ai tellement soif ! Je dois avoir les lèvres toutes blanches. Je mords mes lèvres (la photo ci-dessous parle d’elle-même) et passe la ligne d’arrivée en 2h06. Allure 10km/h tout pile, je suis ravie ! Mon accélération sur les 5 derniers kilomètres m’a permis de gagner 10 minutes sur l’estimation. Je récupère ma médaille et toute l’équipe au stand VIP au niveau de l’arche d’arrivée. J’avale deux immenses verre d’eau. C’était tellemeeeeent bien !

Et après l’arrivée ?

Retour à l’hôtel pour prendre une douche, se poser un petit peu avant de repartir pour bruncher. Il est déjà 13h et le petit-déjeuner est déjà bien loin. Nous commençons à avoir faim, les jambes sont fatiguées, nos genoux divaguent un peu. En repassant le pont du Mont-Blanc, nous assistons aux arrivées du marathon (départ à 9h45). Il fait vraiment chaud, les coureurs ne sont pas très frais en passant l’arche.

J’avais remarqué une chouette adresse. Je reproche à Genève de manquer de restaurants et de petites adresses. Pour trouver une terrasse où s’installer boire un café, c’est assez compliqué. Il y a 2 “Le Pain Quotidien” et “Marcel” pour bruncher healthy sans y laisser un rein. Mais ce sont des adresses présentes aussi sur Paris, du coup, pas de grande découverte. Enfin si, pour Marcel, mais nous y retournerons sur Paris pour comparer !

Après 2,5km de marche environ, nous nous attablons sans attendre. Je m’attendais à pire un jour de course ! Ce n’est pas la même chose à Paris, c’est clair. On zyeute discrètement les assiettes de nos voisins pour nous aider à choisir sur la carte. Ce sera 2 salades SuperFood (grenade, kale, quinoa, lentilles, oignon rouge, patate douce, betterave, graines de courge et noisettes grillées), 1 citronnade maison, 1 thé glacé, un bagel à l’avocat et un cheesecake. Pour 2, la note est salée (76 franc soit environ 65€). Merci la Suisse ! Par contre, je reconnais que c’était excellent.

Nous profitons des derniers instants suisses, avant de reprendre l’avion vers 19h. Plus de 30 minutes de retard annoncées, ce n’est pas comme si j’avais l’habitude des soucis de transport… Genève, il paraît que je reviens te voir le 7 octobre pour tes 20km, m’accueilleras-tu à nouveau avec un beau ciel bleu ?

Je remercie infiniment Harmony Genève Marathon pour cette invitation, l’organisation, le dossard, la logistique, les sourires et ces jolies rencontres. Je ne pouvais pas, de ce fait, décliner ces 20km de Genève pour un tout autre parcours ! Dédicace à mon photographe personnel, qui supporte mon insatisfaction perpétuelle !

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Marathon de Paris 2018 : le bilan

Tu la vois cette fille à l’air heureux-niais-insoucient sur cette photo ? C’est comme si tout semblait naturel, pourtant, 42km et 195m, ce n’est pas une mince affaire.

Juin 2017, je sais que je serai sur la ligne du départ du Marathon de Paris, le dimanche 8 avril 2018. Qu’après tant de semi-marathons, il faudra passer cette étape, non pas obligatoire loin de là, mais quand on aime la route, quand on aime le bitume sur des sorties de +2h30, ça coule presque de source. Même si j’ai pinaillé et me suis demandé ce que je fichais là, à 4km de l’arrivée.

Revenons sur les premiers jours de ce (long) séjour parisien, faute aux grèves, mais pas que (histoire de prendre un peu de “vacances” aussi, pas très reposantes certes).


JEUDI

Un train annulé (2h) qui se transforme en voyage en car FlixBus (5h). Je reconnais qu’on est quand même très bien installée dans ces cars, avec la wifi et mon ordinateur sur les genoux, je n’ai pas vu le temps passer. Arrivée en gare routière de Paris Bercy, chargée comme un mulet, j’atteins difficilement le métro pour rejoindre l’appartement Airbnb dans le 17ème arrondissement. J’ai choisi ce quartier (Monceau-Malesherbes) pour être au plus proche du départ du Marathon, au-dessus des Champs-Élysées. En plus, je ne connaissais pas ce quartier autour de la rue de Lévis, c’est vraiment sympa. L’appartement est vraiment mignon, mais au 4ème étage sans ascenseur en petits escaliers colimaçons. Le retour post-marathon s’annonce joyeux.

On se balade dans un Paris ensoleillé, je rejoins une amie au Salon du Running pour retirer mon dossard. Je change de SAS pour celui de 4h (au lieu de 4h15) afin de partir 25 minutes plus tôt dimanche matin. L’excitation monte, je m’achète de nouvelles chaussettes que je décide de mettre le jour du Marathon (et pas d’ampoule de nouveautés finalement !). Soirée entre copains, je ne dors pas beaucoup, je me dis qu’il va falloir que j’y remédie les fois suivantes.


VENDREDI

Je fais le tour de Paris à pied, 18km dans la journée. Non, non ce n’est pas une très bonne idée mais il fait si beau et je sais que la veille, je vais devoir me reposer, que le lendemain, je ne pourrais pas mettre un pied devant l’autre. Alors, je profite !

À 17h30, je rejoins les copains ASICS Front Runner au Salon du Running, photos souvenirs, retraits des dossards pour certains puis direction la maison ASICS pour une petite soirée apéro entre nous. OuiRun était aussi là pour nous présenter leur application. Petite nuit de 7h30 tout juste, bon, c’est pas tip top mon histoire. Paris, c’est franchement pas de tout repos, même en essayant.


SAMEDI

Normalement, à 9h, j’avais la Breakfast Run avec les copains ASICS. 5km du Louvre à la Tour Eiffel pour se mettre en jambes, veille du marathon. J’étais motivée mais je me suis raisonnée, ma (longue) balade de la veille m’avait suffit comme échauffement. Même si je n’avais pas couru depuis le lundi (5km), je ne suis pas mordue à ce point.

10h10. Shooting ASICS x La Clef Prod au Quai Branly, sur la passerelle devant la Tour Eiffel. On en prend plein les yeux, il fait beau. Je ne suis jamais très à l’aise devant l’objectif mais les copains me mettent à l’aise. Les touristes nous regardent un peu de travers mais, pour une fois, je n’ai pas envie de m’effacer. À 12h, je file pour rejoindre les filles arrivées sur Paris. Elles atteignent l’appartement du 17ème, on s’installe, on mange avant de partir se balader un peu dans Paris. On croise le quartier des Batignolles, la Madeleine, l’Opéra. On aperçoit la Concorde. Mon dieu, demain, j’y serai.

On rentre et fait quelques dernières courses. Ça y est, je commence à acheter les victuailles pour demain. Pour le grand jour. Recharges de bananes, des oeufs, des compotes, du thon. Deux semaines que je suis en régime sans gluten, sans acidité, sans café. Une semaine que je ne prends plus de lait de vache sous toute forme, deux jours que je ne prends plus de lactose animal. Une semaine que je bois entre 2 et 3L par jour, soit le double de mon besoin quotidien. 3 jours que je m’hydrate exclusivement à la Saint-Yorre, la Rozana, Contrex, Courmayeur et Mont-Roucous. J’ai l’impression d’être une bonbonne pleine d’eau. Je n’élimine pas grand chose en plus, comme si mon corps, inconsciemment, conservait tout pour encaisser l’effort et la déshydratation du lendemain. La nature est quand même bien faite.

Mon menu du soir ? Du repos, des jambes en l’air contre le mur, de la Saint-Yorre, une ventrée de pâtes sans gluten, des courgettes et carottes cuites, du thon en boîte, du sel, de l’huile d’olive pour la vidange gastrique et pis voilà. C’est pas vraiment très fameux mais j’ai faim, c’est bon signe. Je me couche vers 23h pour un réveil prévu à 6h.


DIMANCHE

Je me réveille d’une seule traite. Je saute à la douche, un grand jet d’eau glacée sur les jambes, histoire de faire circuler tout ça. Je me prépare mon petit-déjeuner costaud qui va bien colmater mon estomac. Des pancakes (banane, flocons de sarrasin, lait d’amande, oeuf) et du pain sans gluten avec une autre banane écrasée. Une infusion “calme” et vers 6h45, j’ai terminé.

Je prépare mes affaires, veille à ne rien oublier. Les compotes, le sachet de fruits secs, oléagineux et pommes séchées, les petites bouteilles de Mont-Roucous, les pansements de rechange, la paire de chaussettes de rechange, la tenue, la montre bien chargée, le dossard accroché. Je suis prête. Point toilettes OK (important).

Nous sommes à 2,5km du départ, ce qui fait donc déjà +3000 pas à mon actif avant même de commencer. Il fait beau, nous croisons des futurs marathoniens sur le trottoir. Un homme à vélo m’alpague pour me demander combien de temps je compte mettre. Je lui réponds “autour de 4h” : j’étais bien optimiste de bon matin !

Je retrouve Christelle dans le SAS des 4h. Des mois que l’on se suit, via Instagram, que je vois ses enfants en consultation, que je suis toute la petite famille sans jamais s’être vues en vrai. Beaucoup d’émotions et de joie, et là, sonne le départ.


3 – 2 – 1 : c’est parti !

Je vais décrire chaque portion de 5-6km, entre chaque ravitaillement. Je faisais une vraie pause aux ravitaillements, statique jusqu’au 30ème kilomètre, puis en marchant vers la fin sinon la reprise était trop douloureuse. Je me suis toujours entraînée à alterner course et pauses lors de mes sorties longues en préparation, finalement c’est bénéfique car j’ai l’impression de renaître à chaque (re)démarrage. Je conçois tout à fait que ce soit inimaginable pour certains, d’ailleurs, je ne voyais personne faire comme moi ahah.

1km – 6km

Je démarre doucement aux côtés de Christelle et Djamila, son amie. Il est 9h20, le soleil tape déjà fort. Nous l’avons de face, dans les yeux jusqu’au bois de Vincennes. C’est long. On descend les Champs-Élysées, contourne la Concorde. J’aperçois Floriane, Marie et Julie qui me soutiennent déjà : un tout petit kilomètre parcouru. Ensuite, c’est la Rue de Rivoli, cette très longue rue qui borde le Louvre et l’Hôtel de Ville. Beaucoup de soutien, les kilomètres défilent rapidement. Christelle est légèrement devant moi, elle me conseille de ne jamais monter sur les trottoirs, car cela fatigue les jambes. J’aperçois la statut de la Bastille au loin, le 6ème kilomètre arrive ainsi que le premier ravitaillement. Je m’arrête, attrape une bouteille d’eau, avale 2 abricots secs. Je perds Christelle qui ne s’arrêtera jamais sur le marathon (elle possédait son eau et ses ravitaillements). Même si j’avais le nécessaire dans mon dos, j’ai eu la flemme de les prendre, alors tant que j’étais seule, j’ai mangé ce qui était proposé.

7km – 11km

Je redémarre avec une telle aisance ! Je suis surprise. Je reste à 5’40” voire 6’/km, c’est un bon rythme. Toujours le soleil dans les yeux en se baladant du côté de Bercy, je commence à avoir une barre au-dessus des yeux car je fronce les sourcils. J’envie les porteurs de casquette, promis la prochaine fois, je vais y penser.

Nous arrivons à Vincennes, je passe les 10km en 1h, tout va bien. J’ai soif, il fait vraiment chaud, il n’y a pas d’ombre. J’entends crier mon nom à l’approche du Château de Vincennes, je vous fais des bisous les filles si vous passez par là. Je croise des cabines de toilettes près du ravitaillement : le graal ! Je m’étais préparée psychologiquement à devoir me cacher entre deux voitures ou derrière un arbre. C’était surtout de la prévention car ce n’était pas une envie pressante.

12km – 16km

Je redémarre après une bonne gorgée d’eau. Je cours depuis 1h15 environ, il est donc presque 11h. Levée depuis quasi 5h, ça tire un peu. Je décide de tester mon ravitaillement liquide : une gourde de compote de pommes pour bébé homogénéisée (texture ultra lisse sans fibre). Définitivement, il me faut du solide. La compote stagne dans ma gorge, j’essaie de boire par-dessus, un début de calvaire alors que je ne suis qu’au 13ème kilomètre. J’abandonne ma compote dans mon dos et décide ne compter que sur le solide.

Ce n’est pas la bonne période du mois dirons-nous, et des crampes me viennent en bas du ventre. J’ai dit pas de médicament. J’essaie de ne pas y penser. Ce n’était pas du tout prévu au programme mais je pense que le stress de l’évènement en est la cause.

De grandes allées en plein soleil, ça descend bien, c’est assez roulant. Nous sortons de Vincennes par de jolies rues résidentielles. Pas mal de soutien de chaque côté, c’est encourageant. Je compte chaque kilomètre qui me sépare des filles. Je sais que Julie et Marie sont en train de m’attendre à la sortie du bois, au km 19. Je passe le 15ème km en 1h32, tout va bien. Pas de douleurs liées à la course à pied, je n’ai plus mal à la tête car le soleil est au zénith et donc je ne l’ai plus dans les yeux. Je me mets à l’ombre dès que cela se présente. J’essaie d’alterner ma foulée : par l’avant du pied, par le talon, par le milieu du pied. Histoire de ne pas fatiguer mes mollets, ne pas tirer sur le périoste, de soulager les quadriceps. Joyeux mélange ! Un nouveau ravitaillement se présente : je prends de l’eau encore une fois. J’emmène la bouteille (33cl de Vittel) sur le parcours avec moi cette fois-ci.

17km – 22km

Je continue tranquillement mon chemin et aperçoit mes gazelles toutes pimpantes au virage à la sortie de Vincennes avant de retourner sur les quais parisiens. Presque 2h de course, je n’ai pas encore parcouru la moitié et je me sens fraîche comme jamais ! Je suis ravie de cet état de forme. Je continue à bien boire mais ne mange pas trop. Les kilomètres défilent, on papote, c’est vraiment rassurant d’être entourée sur la deuxième moitié du parcours. En fait, je me rends compte que je viens de faire le parcours du Semi de Paris. Une raison de plus pour ne pas le (re)faire depuis l’édition 2017. C’est pas très palpitant.

Il y a de vilaines montées autour du 20ème kilomètre, ce n’est pas très gentil ça ! Des personnes marchent, d’autres, comme nous, font des petits pas réguliers sans accélérer. Ce qui est fatiguant, c’est qu’il faut slalomer. Les rues sont plus étroites et les supporters sur les côtés débordent sur la route. On vous aime hein, mais pas trop en travers du chemin. Nous passons l’arche du semi-marathon : géniaaaaaal, j’ai fait la moitié. Heureusement que j’aime les sorties longues, car je pense qu’il y a de quoi déprimer hihi.

Le ravitaillement arrive au 22ème km, nous faisons une vraie pause à nouveau, je donne mon sac à Marie, je check mon téléphone et voit un message de ma maman : “la première espoir féminine est arrivée en 2h30”. Merci pour le soutien ! Je suis bien loin de la performance de certaines filles de mon âge, ce sont des machines. Je grignote mes fruits secs et pommes séchées, je bois bien. Il est 12h ou presque. J’ai chaud.

23km – 29km

Je m’amuse à me dire que j’entre dans une période qui peut s’avérer critique, il est 12h30 passé, nous attaquons les tunnels parisiens. Quel bonheur ! Certains sont plats sans relance de sortie, donc c’est un chouette moment d’ombre et de fraîcheur. Mon GPS montre ne se perd pas, hourra. Par contre, autour du 27ème km, les tunnels ont des relances en sortie compliquées. Des montées à prendre par la pointe des pieds, on respire fort et on s’économise. Des coureurs par milliers, les supporters pique-niquent sur le bas côté (quais de Seine). C’est un supplice ! Je me dis qu’il me reste 1h30 d’effort. Je sais que ma maman est au 28ème km et que les copains ASICS sont au 29ème, chaud bouillant pour CHEER avec passion !

J’ai mal au genou droit par contre. Je m’arrête en voyant ma maman. Je bois, je mange encore mes noix de cajou, amandes et cranberries. Un homme sourit en me voyant picorer au calme, en discutant naturellement alors que je viens de courir 3h. La magie des 3 mois de préparation qui ont servi à quelque chose ouf.

Je relance après la pause miam, un bisou et on se dit à l’arrivée. J’avance doucement et mécaniquement vers le CHEER zone du 29ème km, face au Trocadéro. Les filles se calquent sur mon rythme qui devient lent, très lent. Je ne saurais les remercier pour ce soutien sans faille. J’aperçois la Tour Eiffel, qu’elle est belle. Et là, via l’application du Marathon de Paris, les copains ont su que j’arrivais ! Je ne m’attendais pas à autant d’amour, je déambule comme une star ultra à l’aise dans ses pompes alors que mon genou est bien douloureux. Je n’y pense pas et profite de cet instant bien trop court. Mathilde m’accompagne sur une centaine de mètres, me tend une bouteille d’eau bienvenue, merci encore.

30km – 36km

Nous passons l’arche du 30ème km et là, on nous hurle au micro “c’est le MUR !”. Mais taisez-vous ! Je ne ressens pas de mur et je n’ai pas envie qu’ils me le donnent. On quitte les quais de Seine et on file tout droit dans le 16ème arrondissement direction le bois de Boulogne. Les rues sont à l’ombre, je bois, j’ai mal au genou. Je m’arrête au ravitaillement en marchant, je mange, je prends une autre bouteille d’eau. Je commence à finir mes propres ravitaillements d’eau, alors je croise avec les bouteilles des ravitos. Il me reste 10km, c’est quoi 10km ? Mon rythme n’est pas dingue, l’objectif 4h15 est loin. Je suis à 6’30″/km environ. Mais le genou tient bon. La douleur résonne dans les hanches et le sacrum mais je sers les dents. Les deniers kilomètres sont durs. Les filles me voient me fermer peu à peu comme une coquille d’huître.

Je ne supporte plus vraiment les bruits. J’arrive tout de même à faire mon guide touristique : “oh regardez, c’est la Fondation Louis Vuitton !”. Je ne sais que dire “j’ai soif”, “j’ai mal au genou”, “j’ai mal aux jambes”, “faut être fou”, “j’ai vraiment un grain pour faire ça”. On passe le 35ème km et là c’est dur, dur.

Certains coureurs commencent à être malade et à se ranger sur les côtés pour se… vider. Je crains énormément alors je sers les dents, ferme les yeux parfois. Les filles savent et me préviennent pour que je tourne la tête lorsqu’on en croise. Je touche du bois mais sur le plan digestif, il n’y a rien à signaler. J’ai passé le mur les doigts dans le nez, et je n’ai aucune crampe. Merci l’hydratation continue, merci la Rozana, merci le sans gluten et sans lactose. Mes croyances pré-course fonctionnent bien.

37 km – 42,195 km

J’ai la plante des pieds en feu. J’ai l’impression d’être une cloque géante. Néanmoins, après vérification, je n’ai pas eu d’ampoules. Mais je pense que le bitume était brûlant. À la moindre portion de pavés, je gémissais et chouinais de douleurs. Les pavés vont donc être un nouveau critère de sélection pour le prochain marathon. Je me sens obligée de marcher pendant 2-3 minutes par moment, mais je n’abandonne pas. Les filles me donnent machinalement de l’eau, j’avale celle qui sera ma dernière poignée de noix de cajou. Il est 13h30 passé. Voilà plus de 4h que je cours, je suis dans l’inconnu total.

Les 5 derniers kilomètres vont être les plus longs de toute ma vie. Environ 45 minutes, c’est vraiment long et je n’en vois pas le bout. Sans ce fichu genou, tout irait bien. J’envie les coureurs autour de moi qui s’octroient des petites accélérations : mais en quel honneur vous reste-t-il du jus à ce moment de la course ? Je cours à 7’/km. Je me demande même si je n’irais pas plus vite en marchant à un bon rythme plutôt que de trottiner. Un détour dans Boulogne avant de voir le panneau du kilomètre 41. Les filles me laissent, je bois, je bois. Je reprends mon sac avec mon téléphone et nous nous donnons rendez-vous à l’arrivée. Je me demande si je ne vais pas faire le dernier kilomètre en marchant, je ne suis plus à 5 minutes près.

Les filles me suivent en courant de l’autre coté des barrières. Je chouine et je pinouse. C’est dur. Plus je vois la ligne d’arrivée, plus je ralentis, cherchez la logique. Je suis boiteuse, et rageuse car mis à part cette articulation en carton, je n’ai vraiment aucun autre trouble généralement associé à la course à pied longue durée et par cette chaleur. C’est quand même rassurant pour la résistance des systèmes d’adaptation à l’effort et de la santé de mes viscères, c’est déjà ça.

Je vois la ligne d’arrivée, j’entends les copains ASICS qui sont au plus près de cette ligne. Je boite sur le tapis vert, je pleure, mais je suis heureuse. Je stoppe ma montre, m’arrête net. On me crie “marche ! marche !”, c’est vrai que ce n’est pas bon de s’arrêter d’un coup. Je marche donc jusqu’à ma médaille. Cette médaille, je l’aime et en même temps je ne la trouve pas jolie, mais je l’aime. Je prends mon tee-shirt finisher, taille M, pour éviter de me retrouver avec une brassière. Bon il est un peu grand, mais je me dis qu’après une possible mésaventure en machine à laver, il m’ira toujours.


Marathon de Paris, je te remercie. Je te remercie pour m’avoir contacté et pour m’avoir offert ce dossard. ASICS, je te remercie pour être mon principal partenaire, pour ces moments si chaleureux, pour ces rencontres, pour ces équipements qui m’ont permis de mener à bien cette préparation et ces 4h43 de course. Et pis un immense merci à Marie et Julie, pour m’avoir supporté du 19ème au 41ème km soit 22km de course tortue-plainte-bouteille d’eau-soleil-tunnel.

Les principales photos ont été capturées et merveilleusement bien travaillées par @LaClefProd.

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City Guide à Nantes x Saucony

Je suis née à Nantes, j’y ai étudié toute ma scolarité, j’y habite et je m’y suis installée en libéral maintenant depuis 1 an et demi. C’est ma ville fétiche. Nul part ailleurs je n’ai réussi à m’y sentir bien. Malgré mes stages dans le sud de la France, région pour laquelle j’ai aussi eu un coup de coeur, j’ai toujours eu ce sentiment de soulagement et de bien-être en rentrant sur Nantes : je suis “chez” moi.

Lorsque la marque Saucony m’a proposé ce projet, vous présenter mes 4 endroits favoris sur Nantes, je n’ai pas hésité une seule seconde. La tâche la plus difficile a été de choisir ces 4 endroits. En me connaissant, on sait bien que mes activités favorites sont : manger, tester les restaurants, courir, voyager, photographier.

J’ai donc coupé la poire en deux : deux bonnes adresses végétaliennes et deux endroits où courir. Je ne suis pas végétalienne mais, après de nombreuses lectures, j’ai à coeur de végétaliser mon quotidien. Je suis en préparation physique pour courir le Marathon de Paris (8 avril 2018), et devant allonger mes sorties, je parcours Nantes en long, en large et en travers.


Totum, cantine certifiée AB et 100% végétale

A l’instar des adresses parisiennes hupées, cette nouvelle cantine ouverte depuis le printemps 2017 nous propose des super bowls, des burgers vegan, desserts appétissants… Et une carte qui change toutes les semaines ! La carte des allergènes est à la vue de tous au comptoir de prise de commande pour être sûre de ce que l’on y mange. Je n’ai rien à dire !

L’endroit est cosy, au milieu des pierres, avec une terrasse bien agréable lorsqu’il fait beau (en 2 fois, je ne l’ai pas encore testé, et ça ne risque pas de s’arranger). Les prix sont imbattables ! 13€ entrée/plat ou plat/dessert et 16€ la trilogie. Qui dit mieux pour du 100% certifié bio, fait maison et vegan. C’est rare (je trouve que cela rappelle le Tricycle parisien). Ce joli cocon accueille aussi des évènements (malheureusement à 18h30 je suis rarement disponible) ou bien des déjeuners ateliers sur le mois d’Octobre : rendez-vous sur la page d’accueil du site pour en savoir plus.


Courir sur l’Île de Nantes, en passant par les chantiers navals

Un spot clé à Nantes, tant sur le plan course à pied, que culturel ou simple lieu de balade un dimanche ensoleillé. Les Chantiers Navals représentent le cœur névralgique du quartier de la création sur l’Île de Nantes. C’est le point de départ de tous les projets qui ont pu fleurir depuis une petite dizaine d’années. Il y a tout d’abord l’Éléphant et les autres machines, le Carrousel, le bâtiment des Chantiers incarnant les restes d’une sombre période de l’histoire (Nantes était le principal port du commerce triangulaire de la traite négrière). En se baladant, on tombe rapidement sur le quai des Antilles, lieu de vie nocturne regroupant des bars, restaurants, discothèques et expositions dans les anciens « Hangars à banane ».

Ce quai est orné de 18 anneaux lumineux (rouge, vert, bleu) une fois la nuit tombée, œuvre signée de Daniel Buren en 2007 dans le cadre du festival d’art contemporain de l’Estuaire. Ils ont une double signification : emprisonnement des esclaves lors du commerce triangulaire, ainsi que l’anneau de l’union entre la mer (océan Atlantique), le fleuve (la Loire) et la terre (Nantes).

Je cours souvent en passant par ici, un tour complet de l’Île représente 10km, parcours parfait pour réaliser 1h sans trop se poser de questions. Le terrain est plat, bitumé et vous permet de ne pas être embêté par la circulation. On s’y sent en sécurité ! Attention, durant un week-end printanier bien ensoleillé, il se peut que vous soyez entouré de nombreux baladeurs.


Bad Hunter, cantine végétarienne avec options végétaliennes

Une toute petite adresse qui longe l’allée Baco. C’est un quartier où on ne s’attend pas à croiser ce genre de restaurant à tendance végétalienne. La carte change (presque) tous les jours, sur une ardoise écrite simplement, à partir des produits de saison. Ils sont présents sur Instagram (@somebadhunter) où, chaque jour, l’ardoise sera publiée. Ils proposent depuis peu la vente à emporter.

Pour surfer sur la vague du mieux-être et mieux-vivre en plein essor depuis 2-3 ans, de nombreuses nouvelles adresses fleurissent à chaque coin de rue. C’est le cas à Paris et Bordeaux, moins à Nantes, mais heureusement la roue tourne. Par ailleurs, un énorme projet « Food Hall » verra le jour en 2020, au cœur du quartier de la création sur l’île de Nantes rassemblant une vingtaine de food trucks de tout type (végétarien, bio, local, asiatique, burger, gourmet…).

Bad Hunter ne nous trompe pas. Décoration très simple, accueil chaleureux, service rapide et efficace, carte courte qui nous promet fraîcheur, fait maison et choix sans trop d’hésitation. C’est peut-être bien d’avoir le choix dans un restaurant, mais pour proposer autant de plats à la fois, certaines préparations sont forcément faites à l’avance, surgelées ou industrielles.

Voici plusieurs exemples de menus du jour, toujours accompagné de pain au levain (12€ pour 2 plats, 14€ pour 3 plats). Chaque jour, 3 entrées, 3 plats et 3 desserts sont proposés.

Entrées

  • Houmous de haricots azukis et concombre (vegan)
  • Salade quinoa, chou rouge, faisselle et noix
  • Poireaux vinaigrette mangue et citron kombawa (vegan)
  • Velouté de carotte au cumin (vegan)
  • Houmous de lentilles beluga et fenouil (vegan)
  • Velouté mâche et chèvre

Plats 

  • Risotto à la courge butternut, chèvre et noisette
  • Pot-au-feu vegan au sarrasin (légumes anciens et moutarde)
  • Palets de haricots rouges, purée de butternut et fenouil mariné (vegan)
  • Pâtes aux endives et crème de gorgonzola
  • Tofuflette (tartiflette au tofu fumé)
  • Poêlée verte (chou kale, fenouil, poireau), patate douce, lentilles corail et crème coco (vegan)

Desserts 

  • Café + kanelbullar (brioche roulée à la cannelle scandinave)
  • Riz au lait
  • Fondant au chocolat
  • Tarte à la rhubarbe
  • Gâteau de crêpes
  • Mousse au chocolat
  • Gâteau nantais


Courir sur les bords de l’Erdre et bords de Sèvre, une déconnexion arborée garantie

Les Bords de l’Erdre, ce petit coin de paradis bien connu des coureurs nantais. Il n’y a même pas un an, je ne connaissais pas vraiment cet endroit, je n’avais jamais dépassé le stade du jardin japonais sur l’Ile de Versailles. En habitant en ville depuis le printemps 2017, cela a facilité les choses. Courir en ville devient acte banal, alors que c’était une expédition lors des courses officielles auparavant.

Je chausse les baskets rapidement et je file faire une dizaine de kilomètres aller-retour jusqu’au pont de la Jonelière. Les Bords de l’Erdre, c’est l’endroit où tu n’oses pas vraiment t’aventurer, car ce sont des petits chemins sous-bois, entrecoupés de portions sur bitumes ou passerelles en bois. Ce n’est pas éclairé la nuit et au début, on ne sait pas au bout de combien de kilomètres on croisera un pont pour passer sur l’autre rive.

Personnellement, je rebrousse chemin de l’autre côté arrivée au niveau du grand pont de la Jonelière. Je n’ai jamais été jusqu’à la Beaujoire (un jour peut-être, quand ma sortie dominicale excèdera 30km). J’ai rarement fait ce trajet seule : 3-4 amies runneuses et semi-marathoniennes m’accompagnent bien volontairement lorsque mes préparations semis et marathons me demandent de réaliser 15 à 25km. C’est quand même bien mieux à plusieurs !

Les chemins sont gadouilleux lorsqu’il pleut, mais cela ne me fait pas reculer ! Au départ du Cours des 50 otages, en changeant de rive au Pont de la Jonelière, le parcours fait 11km. Je reste encore émerveillée lorsque je vois ces petits bateaux et péniches sur l’eau, comme un petit port de plaisance en plein cœur de ville. Une véritable parenthèse au quotidien.

Je suis aussi tombée amoureuse des bords de Sèvre, même type de parcours et d’environnement. Moins prisés par les coureurs nantais puisque légèrement excentrés, on y trouve quiétude et apaisement pour une jolie balade ou running à l’abris sous les arbres.

*article sponsorisé par Saucony France

Je porte dans cet article les Triumph ISO4 (running) et les DXN Trainer Vintage (lifestyle). Retrouvez les articles “Run Your World” des autres bloggers français (Lyon, Toulouse, Paris, Bordeaux, Marseille) en cliquant ici.

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Café Bécot à Nantes : lunch & goûter

Aujourd’hui, je vous emmène dans une toute nouvelle petite adresse nantaise. Je ne m’arrête pas en ce moment. Une amie va quitter Nantes pour quelques mois (seulement, je l’espère) et souhaite manger dans tout ces petits endroits fleurissants avant son départ. Histoire de ne pas avoir de remords !

Le Café Bécot, on y déjeune et on y goûte. Cette adresse a ouvert ses portes fin novembre 2017, afin d’accueillir les nantais dans un nouveau lieu cosy, chaleureux, nous proposant chaque jour une carte à l’ardoise différente. Basée sur les produits de saison, il y en a pour tous les goûts et pour tous les régimes (omnivores ou végétariens/végétaliens). On s’y sent bien, on a le choix, accueillies avec des sourires… C’était un chouette moment !

Les prix sont assez doux et le service est rapide malgré leur succès. Il faut absolument réserver. Nous sommes arrivées à 12h et dans les 10 minutes qui ont suivi, toutes les tables se sont remplies et elles étaient réservées.

Les formules se déclinent :

  • Quiche + dessert à 11,90€ (quiche seule 8,5€)
  • Entrée + plat ou plat + dessert (vg : 13,50€, omni 15,90€)
  • Entrée + plat + dessert (vg : 15,50€, omni : 17,90€)
  • Entrée seule 6€
  • Plat seul vg 10€ ou omni 12€
  • Dessert seul 4,50€ à 6€

Exemples d‘entrées : velouté de chou-fleur, rillettes de poisson, poireaux vinaigrette et oeuf mollet, houmous et pommes cuites, betteraves au chèvre.

Exemples de plats : poulet fermier et pommes de terre, tartiflette végétarienne, chili végétarien, curry de légumes et riz, tajines de légumes et couscous, polenta crémeuse aux champignons, parmentier.

Exemples de desserts : cake citron pavot, carrot cake, crumble aux pommes, cheesecake, cookie, riz au lait, carré aux dattes.

Ce midi-là, j’ai opté pour un duo d’entrées : velouté crémeux de potimarron et salade de chou à la grenade et sésame noir, sauce au yaourt. Le pain est délicieux !


Retrouvez le Café Bécot du mardi au vendredi de 8h30 à 18h, le samedi de 10h à 16h au 1, rue du Cheval Blanc à Nantes.

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Le Chacha à Nantes

Au détour des ruelles nantaises, on croise ce petit restaurant, avec une terrasse accueillante. C’est le Chacha Resto. Après m’être plainte de ne pas trouver beaucoup d’adresses orientées végétarisme-végétalisme, je suis tombée sur le Chacha en surfant sur instagram. Ouvert le midi et certains soirs de la semaine, le menu change tous les jours, au gré des envies, des produits de saison, frais, locaux et biologiques. La chef est flexitarienne (transition végétarisme) et la cuisinière est vegan. Le cadre est vraiment convivial et atypique, décoration champêtre et murs en pierre.

On peut choisir différentes formules :

  • Formule entrée-plat du jour-dessert (19€)
  • Formule entrée-plat du jour ou plat du jour-dessert (16€)
  • Entrée seule 3,50€ / Plat du jour seul 13€ / Tarte salade 7,50€ / Dessert 3 à 4€

J’ai choisi la formule entrée-plat composée de : velouté de courge shiatsu, céleri et basilic + curry de légumes, lentilles au lait de coco et riz basmati. C’était délicieux, copieux et bien relevé !

Ce jour-là, les tartes étaient à : chèvre, épinard ou chou romanesco, olives. En dessert, vous avez le choix entre un banana bread, moelleux au chocolat, gâteau nantais, café ou thé gourmand (6€).

Retrouvez le Chacha Resto dans la rue du Vieil Hôpital, du mardi au vendredi de 12h à 15h30, du mercredi au vendredi de 19h à 23h30, le samedi de 12h à 00h.

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Ma préparation au Marathon de Paris : entraînement & nutrition

Durant l’été 2017, j’ai su que je participerai à l’édition 2018 du Marathon de Paris, le 8 avril. Après 24 semi-marathons, il était temps d’y songer n’est-ce pas ? Je fonctionne souvent avec une carotte au bout du fil. J’ai besoin d’avoir un objectif, même à long terme, pour me motiver à entreprendre : préparation physique mais aussi projet professionnel, personnel, voyage à organiser…

Le Marathon de Paris, c’était très mythique mais tout aussi inaccessible. Le prix, le monde, la capitale, le déplacement, l’envergure de l’évènement, devoir se lever à pas d’heure, prendre un logement pas trop loin, se confronter à des participants de la terre entière, être face à l’abandon d’une partie des participants. A l’époque où je ne courais pas encore, en avril 2014, j’étais de passage à Paris pour un week-end touristique entre amies début avril. Quelle ne fut pas notre surprise de tomber nez à nez avec le marathon. Je me rappelle avoir croisé des tas de jeunes déguisés au départ, et être passée quelques heures plus tard au kilomètre 35, assistant alors au passage de coureurs avertis, surtout masculins, dans la souffrance.

A l’époque, c’était juste impensable de réaliser cette épreuve-là.

C’est alors que le Marathon de Paris me contacta pour m’offrir le dossard tant convoité, en échange de cet article relatant ma préparation physique et diététique, et le compte-rendu de ma course en article bilan (qui arrivera courant avril).

Crédit photo : Coco Egia


Pourquoi le Marathon de Paris ?

J’avais plusieurs critères de choix quant au marathon que j’allais choisir, pour 2018 ou plus tard. Par chance, en y réfléchissant bien, celui de Paris les remplissait presque tous.

  • Proche de chez moi ou facile d’accès (on y est presque, en 2h de TGV déjà réservé)
  • Petite envergure (on repassera, 60 000 personnes prévues !)
  • Ambiance et encouragements tout du long (ça, c’est clair !)
  • 1 boucle simple, sans jamais repasser au même endroit (yes, car déjà les semis en 2×10,5km, je n’y arrive pas psychologiquement)
  • Terrain plat (sauf relances de tunnels, on ne s’en sort pas trop mal)
  • Ravitaillements fréquents (toutes les 1/2h, c’est bon)
  • En mars ou avril ou mai, pour éviter la chaleur (8 avril, on ne risque pas trop la canicule, quoique)
  • Préparation hivernale (car les sorties au saut du lit à jeun pour éviter les grosses chaleurs, très peu pour moi)
  • 1 médaille de finisher
  • 1 départ avant 10h (je m’apprête à courir plus de 4h, et je tiens à mon brunch à l’arrivée !)


Ma préparation, 8 mois avant ?

Sans pression, j’ai commencé à me documenter sur les potentielles préparations à suivre. Oh et puis mince ! Je ne suis finalement pas faite pour ça. En tout cas, même si j’ai noté dans un petit carnet le type de séances hebdomadaires à réaliser dans les grandes lignes, je ne me suis pas fixé de jour précis et un trop grand nombre de séances (3 sorties running maxi par semaine). Mon entourage m’a rassuré et finalement, ils ont raison : après tous les semi-marathons réalisés sur les 3 dernières années (déjà !), 3x 25km, 1x 27km, 2x 30km (saintélyon 2017 et footing plaisir un dimanche d’août dernier), mon corps est habitué aux longues distances. Je n’ai donc pas besoin d’être si exigeante envers moi-même, la régularité de mes entraînements actuels suffira à ajouter 12km à mon précédent record de distance. Surtout que, mis à part le fait de finir la distance entière et en bonne santé, je n’ai aucun autre objectif en tête.

Je continue donc ma routine, en axant mes séances de la semaine sur des fractionnés à faible vitesse d’accélération (inspiration auprès des plans proposés sur le site du Marathon de Paris, objectif 4h15). Ayant été blessée tout le mois de décembre suite à la Sainté Lyon neigeuse et verglacée, j’ai beaucoup perdu en vitesse et en puissance. J’ai commencé à courir avec des semelles orthopédiques mi-janvier, en commençant à tâtons. Je me sens maintenant plus à l’aise, mais à la moindre petite douleur ou gêne, je m’arrête 2-3 jours jusqu’à ce que la sensation disparaisse. Je ne veux pas revivre mon mois de Décembre, surtout à 2 mois de la date fatidique.

Voici typiquement une semaine dans mon plan d’entraînement (adapté à ma pratique, ma forme actuelle, mon objectif).

*Je ne suis pas coach sportif ou entraîneur, je ne délivre pas de plan d’entraînement et ne fais que transmettre mon expérience personnelle et des exemples de séances parmi beaucoup d’autres.

  • 1 séance de fractionné court sur 8-10km (15-20min d’échauffement, 2x10x200m ou 2x10x30sec, 10-15min de retour au calme)
  • 1 séance de cardio (escalier, vélo) et renforcement musculaire (gainage, chaise, squat, fente) à la salle de sport (complétée par des étirements et du foamroll)
  • 1 séance de fractionné long sur 10-12km (15min d’échauffement, 6x1000m ou 3x2000m ou 3000-2000-2000-1000m ou 5x7min, 10min de retour au calme)
  • 1 sortie longue (1h à 3h suivant l’avancée du plan d’entraînement) le dimanche matin + gainage et étirements le dimanche soir

On mange quoi ?

Evidemment, il faut penser à son assiette avant même de songer à enfiler ses baskets. Votre alimentation quotidienne conditionne vos performances, votre santé et votre état de forme global. Le coureur délaisse bien trop souvent son alimentation au profit de l’entraînement (souvent très intensif) et des sorties (pour fêter l’effort, en guise de récompense). Or, ceci est un très mauvais combo. De cette manière, la performance du jour, même si elle correspond à l’objectif fixé, aurait pu être bien plus importante, moins douloureuse, et causer moins de dommages dits « silencieux » (cf. inflammation de bas-grade en nutrithérapie).

J’applique donc au quotidien certains principes, qui me sont propres. Je n’encourage en aucun cas à suivre ma routine. Je vous transmets mes connaissances et des petits conseils pratiques simples. Je réalise en consultation (au cabinet sur Nantes à domicile ou en suivi à distance) des prises en charge plus poussées et détaillées, notamment dans le cadre de préparation sportive (triathlon, musculation, course à pied, sport études…).

  • Depuis un peu plus d’1 mois, mon alimentation est à 70% végétale (contient encore des œufs, des petits poissons gras comme le maquereau ou la sardine, des laitages frais de chèvre)
  • Je ne consomme pas d’agrumes et très peu d’acides (jus de citron principalement, qui est par ailleurs alcalinisant malgré son goût trompeur)
  • Je ne bois pas d’alcool (même la bière, même le cidre, même le vin rouge)
  • J’utilise des épices à vertus anti-inflammatoires (comme la cannelle et le curcuma)
  • Je vérifie mon statut en fer tous les 3 mois (dosage ferritine et sensations corporelles)
  • Je veille à une alimentation riche en oméga 3 (équilibre oméga6/oméga3)
  • J’évite les aliments et les perturbateurs endocriniens du quotidien pouvant nuire à ma thyroïde
  • J’alterne les eaux neutres, minéralisées (calcium, magnésium) et bicarbonatées-sodées
  • Je privilégie les produits de saison, frais ou surgelés, les graines complètes, les produits bio et/ou labellisés, les aliments non-transformés, les végétaux issus de la grande distribution
  • J’ajoute des super aliments (produits Force Ultra Nature), des produits issus de la ruche (pollen, propolis Apicia) et mes petites plantes habituelles venues tout droit de mon herboriste sur Bordeaux (Herbéo, rue des Ayres)
  • J’applique de manière générale les principes de l’équilibre acido-basique
  • Je ne lésine pas sur le gras issu du règne végétal et sur les sources de sucre de qualité

J’espère vous avoir apporté de nouvelles connaissances, tout en sachant que les rituels santé et rythme d’entraînements sont propres à chacun. Je vous donne rendez-vous après le 8 avril 2018 ici, pour un compte-rendu qui je pense, sera plein d’émotions.

Je remercie infiniment le Marathon de Paris pour cette opportunité.

Tenue entière : Asics

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