Tiffany-Skye

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Durant l’été 2017, j’ai su que je participerai à l’édition 2018 du Marathon de Paris, le 8 avril. Après 24 semi-marathons, il était temps d’y songer n’est-ce pas ? Je fonctionne souvent avec une carotte au bout du fil. J’ai besoin d’avoir un objectif, même à long terme, pour me motiver à entreprendre : préparation physique mais aussi projet professionnel, personnel, voyage à organiser…

Le Marathon de Paris, c’était très mythique mais tout aussi inaccessible. Le prix, le monde, la capitale, le déplacement, l’envergure de l’évènement, devoir se lever à pas d’heure, prendre un logement pas trop loin, se confronter à des participants de la terre entière, être face à l’abandon d’une partie des participants. A l’époque où je ne courais pas encore, en avril 2014, j’étais de passage à Paris pour un week-end touristique entre amies début avril. Quelle ne fut pas notre surprise de tomber nez à nez avec le marathon. Je me rappelle avoir croisé des tas de jeunes déguisés au départ, et être passée quelques heures plus tard au kilomètre 35, assistant alors au passage de coureurs avertis, surtout masculins, dans la souffrance.

A l’époque, c’était juste impensable de réaliser cette épreuve-là.

C’est alors que le Marathon de Paris me contacta pour m’offrir le dossard tant convoité, en échange de cet article relatant ma préparation physique et diététique, et le compte-rendu de ma course en article bilan (qui arrivera courant avril).

Crédit photo : Coco Egia


Pourquoi le Marathon de Paris ?

J’avais plusieurs critères de choix quant au marathon que j’allais choisir, pour 2018 ou plus tard. Par chance, en y réfléchissant bien, celui de Paris les remplissait presque tous.

  • Proche de chez moi ou facile d’accès (on y est presque, en 2h de TGV déjà réservé)
  • Petite envergure (on repassera, 60 000 personnes prévues !)
  • Ambiance et encouragements tout du long (ça, c’est clair !)
  • 1 boucle simple, sans jamais repasser au même endroit (yes, car déjà les semis en 2×10,5km, je n’y arrive pas psychologiquement)
  • Terrain plat (sauf relances de tunnels, on ne s’en sort pas trop mal)
  • Ravitaillements fréquents (toutes les 1/2h, c’est bon)
  • En mars ou avril ou mai, pour éviter la chaleur (8 avril, on ne risque pas trop la canicule, quoique)
  • Préparation hivernale (car les sorties au saut du lit à jeun pour éviter les grosses chaleurs, très peu pour moi)
  • 1 médaille de finisher
  • 1 départ avant 10h (je m’apprête à courir plus de 4h, et je tiens à mon brunch à l’arrivée !)


Ma préparation, 8 mois avant ?

Sans pression, j’ai commencé à me documenter sur les potentielles préparations à suivre. Oh et puis mince ! Je ne suis finalement pas faite pour ça. En tout cas, même si j’ai noté dans un petit carnet le type de séances hebdomadaires à réaliser dans les grandes lignes, je ne me suis pas fixé de jour précis et un trop grand nombre de séances (3 sorties running maxi par semaine). Mon entourage m’a rassuré et finalement, ils ont raison : après tous les semi-marathons réalisés sur les 3 dernières années (déjà !), 3x 25km, 1x 27km, 2x 30km (saintélyon 2017 et footing plaisir un dimanche d’août dernier), mon corps est habitué aux longues distances. Je n’ai donc pas besoin d’être si exigeante envers moi-même, la régularité de mes entraînements actuels suffira à ajouter 12km à mon précédent record de distance. Surtout que, mis à part le fait de finir la distance entière et en bonne santé, je n’ai aucun autre objectif en tête.

Je continue donc ma routine, en axant mes séances de la semaine sur des fractionnés à faible vitesse d’accélération (inspiration auprès des plans proposés sur le site du Marathon de Paris, objectif 4h15). Ayant été blessée tout le mois de décembre suite à la Sainté Lyon neigeuse et verglacée, j’ai beaucoup perdu en vitesse et en puissance. J’ai commencé à courir avec des semelles orthopédiques mi-janvier, en commençant à tâtons. Je me sens maintenant plus à l’aise, mais à la moindre petite douleur ou gêne, je m’arrête 2-3 jours jusqu’à ce que la sensation disparaisse. Je ne veux pas revivre mon mois de Décembre, surtout à 2 mois de la date fatidique.

Voici typiquement une semaine dans mon plan d’entraînement (adapté à ma pratique, ma forme actuelle, mon objectif).

*Je ne suis pas coach sportif ou entraîneur, je ne délivre pas de plan d’entraînement et ne fais que transmettre mon expérience personnelle et des exemples de séances parmi beaucoup d’autres.

  • 1 séance de fractionné court sur 8-10km (15-20min d’échauffement, 2x10x200m ou 2x10x30sec, 10-15min de retour au calme)
  • 1 séance de cardio (escalier, vélo) et renforcement musculaire (gainage, chaise, squat, fente) à la salle de sport (complétée par des étirements et du foamroll)
  • 1 séance de fractionné long sur 10-12km (15min d’échauffement, 6x1000m ou 3x2000m ou 3000-2000-2000-1000m ou 5x7min, 10min de retour au calme)
  • 1 sortie longue (1h à 3h suivant l’avancée du plan d’entraînement) le dimanche matin + gainage et étirements le dimanche soir

On mange quoi ?

Evidemment, il faut penser à son assiette avant même de songer à enfiler ses baskets. Votre alimentation quotidienne conditionne vos performances, votre santé et votre état de forme global. Le coureur délaisse bien trop souvent son alimentation au profit de l’entraînement (souvent très intensif) et des sorties (pour fêter l’effort, en guise de récompense). Or, ceci est un très mauvais combo. De cette manière, la performance du jour, même si elle correspond à l’objectif fixé, aurait pu être bien plus importante, moins douloureuse, et causer moins de dommages dits « silencieux » (cf. inflammation de bas-grade en nutrithérapie).

J’applique donc au quotidien certains principes, qui me sont propres. Je n’encourage en aucun cas à suivre ma routine. Je vous transmets mes connaissances et des petits conseils pratiques simples. Je réalise en consultation (au cabinet sur Nantes à domicile ou en suivi à distance) des prises en charge plus poussées et détaillées, notamment dans le cadre de préparation sportive (triathlon, musculation, course à pied, sport études…).

  • Depuis un peu plus d’1 mois, mon alimentation est à 70% végétale (contient encore des œufs, des petits poissons gras comme le maquereau ou la sardine, des laitages frais de chèvre)
  • Je ne consomme pas d’agrumes et très peu d’acides (jus de citron principalement, qui est par ailleurs alcalinisant malgré son goût trompeur)
  • Je ne bois pas d’alcool (même la bière, même le cidre, même le vin rouge)
  • J’utilise des épices à vertus anti-inflammatoires (comme la cannelle et le curcuma)
  • Je vérifie mon statut en fer tous les 3 mois (dosage ferritine et sensations corporelles)
  • Je veille à une alimentation riche en oméga 3 (équilibre oméga6/oméga3)
  • J’évite les aliments et les perturbateurs endocriniens du quotidien pouvant nuire à ma thyroïde
  • J’alterne les eaux neutres, minéralisées (calcium, magnésium) et bicarbonatées-sodées
  • Je privilégie les produits de saison, frais ou surgelés, les graines complètes, les produits bio et/ou labellisés, les aliments non-transformés, les végétaux issus de la grande distribution
  • J’ajoute des super aliments (produits Force Ultra Nature), des produits issus de la ruche (pollen, propolis Apicia) et mes petites plantes habituelles venues tout droit de mon herboriste sur Bordeaux (Herbéo, rue des Ayres)
  • J’applique de manière générale les principes de l’équilibre acido-basique
  • Je ne lésine pas sur le gras issu du règne végétal et sur les sources de sucre de qualité

J’espère vous avoir apporté de nouvelles connaissances, tout en sachant que les rituels santé et rythme d’entraînements sont propres à chacun. Je vous donne rendez-vous après le 8 avril 2018 ici, pour un compte-rendu qui je pense, sera plein d’émotions.

Je remercie infiniment le Marathon de Paris pour cette opportunité.

Tenue entière : Asics

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Je deviens de plus en plus adepte de la pâtisserie vegan. Ce qui m’amuse le plus, c’est de constater les résultats lors de la dégustation, de voir que l’on peut se passer de produits d’origine animale sans altérer la préparation. Au contraire, on peut être très surpris !

Ce dimanche, j’ai reçu des amies à la maison et ai décidé de réaliser un gâteau aux pommes et amande végétalien. Grande réussite ! C’est pour cela que je vous partage la recette illustrée par les restes qui n’ont pas fait long feux (oups).

Un moelleux incomparable par la présence de purée d’amandes et de poudre d’amande, permettant une bonne liaison entre les différents ingrédients grâce aux lipides. Très simple, la préparation et la cuisson vous prend 1h au maximum. Il est meilleur le lendemain.


Pour un gâteau (8 personnes) :

  • 1 moule circulaire petit diamètre (20-24cm)
  • 2 grosses pommes bio ou locales
  • 200g de farine de blé T65 ou T80 bio
  • 50g de farine sans gluten (riz, quinoa, millet, sarrasin…)
  • 1 sachet de levure chimique
  • 300ml de lait végétal (ici amande-coco)
  • 50g de sucre complet
  • 50g de poudre d’amandes
  • 80g de purée d’amandes blanches
  • 1 c. à café de cannelle
  • 1 pincée de sel marin

Mélangez les ingrédients liquides (lait, purée d’amandes). À côté, mélangez les ingrédients secs (épices, sel, poudre d’amande, farines, levure, sucre). Associez les deux. Préchauffez le four à 180°C.

Coupez les pommes en quartiers (épluchées si non bio). Versez la pâte dans un moule anti-adhésif. Disposez les quartiers de pommes sur le dessus en les enfonçant dans la pâte à la verticale.

Enfournez pour 40 minutes à mi-hauteur. Dégustez totalement refroidi voire le lendemain.


Info nutrition : une part du gâteau (divisé en 8) apporte 7g de protéines, 11g de lipides, 36g de glucides et 100mg de calcium (si lait végétal enrichi en calcium). Cela correspond à 200g de fruit, un laitage nature et 2 carrés de chocolat noir.

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J’ai à coeur de connaître le continent européen avant de me pencher sur les autres cultures, même si j’admets être déjà partie au Canada et au Maroc. Cependant, maintenant, je préfère multiplier les courts séjours (moins chers et plus pratiques en termes de congés) tant que j’ai l’énergie pour me déplacer et devoir revenir très vite à la réalité du quotidien.

De par mon statut professionnel, j’ai la chance de pouvoir poser des congés là où je souhaite partir, même quelques semaines avant. Par contre, je ne peux pas m’offrir 2 semaines d’un coup, alors je profite de week-ends prolongés pour m’aérer et voyager. Ma meilleure amie et moi-même avons les mêmes goûts en termes de destinations, façon de vivre et de voyager. Nous ne prévoyons rien à l’avance mis à part le transport et l’hébergement. Le reste, nous voyons sur place.


COMMENT S’ORGANISER ?

Berlin, c’est une capitale, certes, mais qui reste à taille humaine (comme Paris). C’est une ville très plate (réputée pour son marathon par ailleurs), donc tout se fait à pied très facilement si le temps et la météo le permettent.

L’avion ? Pour payer moins cher, je suis partie de Paris par EasyJet (70€ A/R) et ai réservé des trains Paris ><Nantes avec Ouigo (15€). Nous avons séjourné du jeudi 4 janvier au lundi 8 janvier soit 4 nuits sur place afin d’avoir 3 vraies journées pleines pour visiter. J’ai pris l’option bagage en soute car je savais que partir en plein hiver, pour moi, s’avère toujours compliqué avec une seule petite valise cabine (25€ par vol).

L’hébergement ? Nous prenons toujours une auberge ou un hôtel assez “jeune” et moderne. Nous privilégions les chaînes pour être certaine que l’établissement respecte une charte, et ne pas avoir de mauvaises surprises à l’arrivée. C’est une sécurité, mais au moins, nous ne sommes jamais déçues et nous savons à quoi nous attendre (ameublement, propreté, horaires, composition du petit-déjeuner, wifi etc). Nous avons choisi Generator Hostel, dans le quartier de Mitte et avons payé sans petit-déjeuner 180€ pour 4 nuits (soit 90€ par personne, en chambre privée).

Sur place ? Nous avons acheté chacune un guide sur Berlin (type “Un grand week-end à…”) afin de potasser le sujet avant de partir. Échec, nous n’avons pas trouvé le temps ! Je l’ai donc (un peu) parcouru sur le trajet, pour que l’on puisse savoir comment rallier l’aéroport au centre de Berlin (train S9, ticket ABC à 3,40€). Le premier soir, nous avons planifié à l’aide du guide, les activités et lieux à voir sur les 3 jours qui suivent.


JOUR 1

J’avais réservé en amont la visite gratuite de la coupole du Reichstag, qui doit se faire par internet. Après une première nuit berlinoise, nous sommes parties à pied de l’hôtel jusqu’au Reichstag (1,6km) pour une visite prévue à 9h30. Je vous recommande cette visite, qui se fait seul mais le dépliant fourni est vraiment bien fait et vous explique tout ce qui est visible depuis le rooftop.

N’ayant pas pris le petit-déjeuner de l’auberge, nous sommes parties bruncher ensuite. Une chouette adresse “healthy” végétarienne aux nombreuses options vegan : Superfoods & Organic Liquids à mi-chemin entre le quartier de Mitte et Prenzlauer Berg. Pour une vingtaine d’euros chacun, nous avons pris un jus, un thé vert, un sandwich au pain de seigle, un porridge cru ou un açaï bowl (énorme !), un banana waffle ou une salade. Nous étions vraiment repues après tout ça !

Pour digérer, direction de quartier de Prenzlauer Berg pour se balader. Les rues sont vraiment désertes, ce qui nous a beaucoup étonné tout au long du séjour. Où sont passés les + de 3 millions de berlinois ? L’agitation d’une capitale européenne, qui plus est, l’une des premières puissances de notre continent ? Cela restera un mystère, mais c’était bien plus agréable pour découvrir la ville.

 

Nous avons fini la journée dans un café puis à faire du shopping à Alexander Platz, énorme coeur commercial, où trône la fameuse Tour de Télévision. Nous la voyons dépassé depuis (presque) tous les quartiers de Berlin.

15km de marche plus tard, nous sommes rincées ! Nous avons été dîner chez Suprême, un restaurant situé à deux pas de notre auberge sur l‘Oranienburger Str. Un burger pour Léa, très qualitatif et fait maison (entre 10 et 14€, large choix à la carte) et pour moi un assortiment assez “green” : salade composée (8€), supplément haricots verts et pomme de terre au four (8€ les deux).


JOUR 2

Matinée un peu plus tranquille, nous décidons de prendre le petit-déjeuner à l’auberge. Version “champions” pour consommer salé à 9€ : thé ou café à volonté, yaourt nature, pomme, boisson au choix (jus ou eau plate ou gazeuse), deux toasts de pain de mie, beurre, bol d’oeufs brouillés-tomate fraîche-ciboulette. Histoire de se donner des forces pour la journée à venir !

Nous avions décidé de croiser ce jour tous les hotspots de la ville. Pour ne pas perdre de temps, nous avons choisi de prendre le ticket journée de transport à 7€ (illimité). Attention, ce ticket est valable jusqu’à 3h du matin le lendemain, donc pas sur 24h. Pas très intéressant de l’acheter le soir car il ne sera plus valable au réveil. À 2,80€ le ticket à l’unité pour les zones du centre-ville, c’est vite rentabilisé. Berlin est une ville très étendue, nous avons marché entre 10 et 15km par jour, même en prenant les transports.

Direction le mur de Berlin, véritable galerie à ciel ouvert, l’East Side Gallery. 1,3km de mur restant, tagué, dans le même quartier que le très joli pont orné par deux tours : le pont ObenbaumBrucke.

Très émouvant, et très joli à la fois. Les tags sont bien réalisés et expressifs. Il n’y a pas énormément de monde, donc nous pouvons prendre des photos facilement. Ensuite, nous partons manger chez The Bowl, petite adresse végétalienne au-dessus du magasin bio Veganz. 2 petites assiettes par personne : toasts de tempeh mariné et guacamole épicé (8,90€).

Nous reprenons le métro pour rejoindre CheckPoint Charlie, puis Potzdamer Place, Porte de Brandebourg (où nous assistons à une manifestation iranienne, très bien encadrée sans débordement), Reichstag une nouvelle fois, Under den Linden (grande avenue commerciale) jusqu’à la Cathédrale de Berlin pour atterrir à Alexander Platz à 17h, il fait nuit noire. Cette balade était parfaite puisqu’elle nous a permis de croiser la plupart des lieux inratables, tranquillement, par les grandes avenues toujours plus désertes. Ce n’est pas à Berlin qu’on étouffe ! On se sent en sécurité presque partout, il n’ y a même pas d’heure de pointe dans les transports. 18h30 un vendredi soir, et des trains toujours aussi vides. Tant mieux hein !

Dîner chez Rose Garden, une chouette adresse avec un service impeccable et des prix plus que raisonnables. 46€ pour 2 avec : tapas à partager, une eau gazeuse, un verre de vin blanc, un plat de pâtes végétariennes, une salade césar supplément bacon, deux infusions. Des plats végétariens/vegan à la base, avec des options viandes. Possible d’y manger le matin et le midi aussi, pour des petits-déjeuners/lunchs très en vogue (tartines, avocat, brunch, porridge, muesli, jus etc.).


JOUR 3

Même petit-déjeuner à l’hôtel, nous partons un peu plus tôt pour cette dernière journée qui sera plus tranquille. Une vilaine infection à l’oeil me brouille les premiers kilomètres parcourus mais sera vite résolue. Nous allons dans la meilleure boulangerie de la ville selon mon guide : Zeit Für Brot où nous achetons bretzels et pain de seigle allemand (volkornbrot). Ensuite, nous nous dirigeons au nord pour retourner au Prenzlauer Berg. En 2 visites, nous n’avons pas réussi à aimer ce quartier dont on m’avait tant parlé. De jolies rues, certes, mais très longues sans trop savoir où elles nous menaient. Nous en profitons pour y déjeuner : des bagels “fitness” chez Coffee Fellows. C’est une chaîne à Berlin, nous en avons croisé plusieurs.

Balade digestive afin de trouver le Kulturbrauerei. Dommage, c’était dimanche et donc tout était fermé ! Cependant, c’était très joli, le ciel était dégagé et les lumières de fin de journée (15h) reflétaient sur la brique rouge allemande. Le froid devient compliqué à gérer, nous obligeant à nous réfugier quelques minutes dans le cinéma de ce mini village. Jour d’évènement, cela doit être vraiment chouette !

Nous décidons de rallier le centre culturel à la cathédrale, avant qu’il ne fasse complètement nuit. Nous ne pouvons pas partir sans la voir de jour ! 3km avec un froid glacial pour y parvenir, mais cela valait le coup. Tout est visible dans la vidéo. Sur le chemin, nous passons dans des rues résidentielles, nous croisons des bonnes adresses, des immeubles un peu délabrés… Le charme de Berlin, qui nous plonge dans l’histoire à chaque coin de rue. Néanmoins, tout est très propre, et mis à part des poubelles de papiers bien rangées et des sapins à ramasser, nous n’avons pas de mauvaises surprises. Ah, le modèle nord-européen !

Pause obligatoire chez Rose Garden qui est juste à côté, cette fois-ci pour un thé et un chocolat chaud, nos bretzels achetés le matin même afin de se thermoréguler avant de rentrer à l’hôtel. 3 à 4€ les boissons chaudes, semblable aux tarifs français en province. Le froid arrive (ressenti -4°C) à point nommé puisque nous repartons le lendemain. Nous avons pu profiter de 2 vrais jours de balades sans devoir se couvrir outre mesure.

Dîner dans un restaurant tout près de l’auberge pour ne pas se fatiguer veille du départ. Nous choisissons une adresse servant des plats allemands traditionnels. Je n’aurais pas pu rentrer en France sans goûter cette salade de pommes de terres aux cornichons chez Keyser Soze. J’y ai ajouté un poulet et légumes grillés, Léa a choisi les saucisses-moutarde et pommes de terre. Les tarifs sont aussi très raisonnables (8-10€ chaque plat, 4-5€ les accompagnements), par contre, le serveur nous pousse gentiment à laisser un gros pourboire (presque 2€). Je lui laisse 1€ sans trop savoir si c’est une pratique normale ici. C’était la première et seule fois que cela nous arrivait.


JOUR 4

C’est le départ. Nous rendons la chambre vers 8h30 puis partons petit-déjeuner dans une dernière bonne adresse berlinoise avant de partir. Nous allons chez Tinman, ouvert depuis cet été, juste en face de Rose Garden. Comme partout ici, il y a des espaces de co-working dans les cafés. Nous trouvons à la carte des jus, tartines, sandwichs, porridge, boissons chaudes, salades, açaï bowl, muesli… Pour changer !

J’opte pour la tartine salée avocat, champignons, roquette et un thé à la menthe fraîche (cela fait toute la différence). Léa choisit la tartine de banane, beurre de cacahuète et noisettes, avec un smoothie “green” et un thé à la menthe aussi. 10-15€ chacune ! On recommande, en plus, les gérants sont anglais.

Direction l’aéroport, toujours sur la ligne de métro (très appréciable) S9 pour nous envoler vers la France !


J’espère que cet article vous a plu, qu’il n’a pas été trop long, et qu’il vous a permis de vous immerger dans le “tumulte” berlinois. J’ai vraiment apprécié découvrir cette ville qui est un peu boudée par les touristes (tant mieux, on n’étouffe pas au moins !). Toutes les photos ont été prises par mon Sony Alpha objectifs 28-70mm et 50mm. Ce qui n’est pas visible dans l’article est dans la vidéo.

Enjoy !

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En pleine période de fêtes de fin d’année, je reçois des amis ou de la famille presque tous les jours : il faut bien que je leur fasse plaisir, au-delà des simples cadeaux à déballer ! Pour le dessert ou les mignardises au café, il est toujours bon de se mettre à pâtisser.

Je pense que vous savez toutes et tous que les temps ont changé et que les goûts tendent à vouloir se végétaliser. Un bon nombre de personnes se tournent vers des alternatives aux produits d’origine animale. Je ne suis ni végétarienne, ni végétalienne, mais il est pour moi essentiel de savoir ce qu’il en est, et de comment pallier l’absence de certains aliments dans l’aliment, tout en ne se privant pas des bonnes choses. Le devenir, oui, mais sans manquer de rien, encore plus.

Choisir les alternatives ?

Pour réaliser des cookies traditionnels, les ingrédients sont très simples : oeuf, farine, levure, beurre, sel, toppings au choix (fruits secs, oléagineux, chocolat…) et parfois du lait. Je vous propose mes propres alternatives :

  • Oeuf : un “gel de chia” constitué par 1 volume de chia gonflé 10 minutes dans 3 volumes d’eau
  • Lait : lait végétal au choix, sans sucre ajouté et enrichi en calcium
  • Farine : au minimum une farine de blé bio T65 ou T80, sinon autre farine (sarrasin, pois chiche, épeautre, seigle, quinoa, maïs complet, châtaigne…)
  • Levure : levure chimique sans gluten
  • Beurre : huile de coco solide ou bien un mélange de purée d’oléagineux (amande, noisette, cacahuète, noix de cajou) + huile végétale (colza, mélange 4 huiles pour un gout neutre)

Et la recette alors ?

Pour réaliser 8 cookies, il faut :

  • 150g de farine (ici sans gluten : mélange riz + millet)
  • 1 gel de chia à partir d’1 c. à soupe de chia + 3 c. à soupe d’eau
  • 40g de sucre muscovado
  • 1 cc de levure chimique sans gluten
  • 40g d’huile de colza bio
  • 60g de purée d’amandes complètes bio
  • 40ml de lait d’amande
  • 1 poignée de cranberries (réhydratées)
  • zestes d’un citron jaune non traité
  • 1 pincée de sel

Préparez le gel de chia et le laisser reposer 10 minutes. Pendant ce temps, préchauffez le four à 200°C. Mélangez les ingrédients secs ensemble (farine, levure, sel, sucre). Faites un puit et versez l’huile, le lait, la purée d’oléagineux, le gel de chia, les zestes de citron et les cranberries essorées.

Formez des boules aplaties et déposez les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfournez pour 13 minutes à mi-hauteur. Laissez les refroidir pour qu’ils durcissent avant de les dévorer, sans culpabilité !

Info nutriton : un cookie peut correspondre à une collation du type 2 carrés de chocolat noir + 1 fruit. 

Suivre:

Vous me connaissez bien, je n’en loupe pas une pour me réfugier là où les tartines vont… Pour la 3ème fois consécutive, je ne loupe jamais un passage pour un déjeuner chez l’Autre Petit Bois, place du Parlement à Bordeaux. Je ne supporte pas dépenser de l’argent dans un restaurant, où le prix ne coïncide ni avec la qualité, ni avec la quantité, et sortir déçue. Pour l’éviter, je retourne souvent là où j’ai précédemment adoré manger.

Ici, on ne peut pas réserver. Alors pour être un peu tranquilles, nous nous sommes présentées à 14h, en pleine semaine hors vacances scolaires. Et encore ! N’y allez pas si vous êtes pressé entre 12h et 14h, car vous allez patienter. Cela ne me dérange pas car je sais pour quoi j’y vais, et j’y prends tout mon temps. Même si j’ai mes préférées, je m’efforce de prendre à chaque fois une tartine différente, histoire de dire que je teste vraiment ce restaurant en bonne et due forme.


L’établissement

La maison accepte la carte bleue à partir de 8€, les tickets restaurants et la carte Apetiz. C’est tout bête comme infos, mais bien pratique. Ils servent en continu, vous pouvez donc vous pointer à 16h pour déjeuner, ou prendre le thé. Ils sont spécialisés dans la tartine, mais aussi dans les cassolettes, les produits bien régionaux, les pâtisseries maison, les thés et jus maison. En fait, on peut y passer sa journée !

A chaque passage, je suis avec ma maman. Nous prenons toujours une tartine (accompagnée de salade) et un supplément grande salade verte aux noix, amandes effilées et vinaigrette bien de chez eux (sucrée au miel). Nous sommes des petits lapins ! J’ai toujours un grand besoin de verdure avec les plats complets (quiche, tarte, pizza, galette bretonne, lasagnes, hachis parmentier, tartines, croque monsieur…).

Qu’est-ce que j’y mange ?

J’ai pu tester et approuver les 3 tartines suivantes :

  • Avocat, saumon fumé, crème, citron, estragon
  • Saumon fumé, tomate, amandes, crème
  • Chèvre chaud, pomme, tomate et miel

La grande salade verte aux noix coûte 3,90€, et la tartine est toujours à moins de 10€. Vous avez aussi une version italienne (tomate, mozza, pesto, aubergine), basque (au jambon de pays et tomme), landaise (foie gras, pomme), version croque monsieur… (voir ci-dessous).

Vous y trouverez aussi des camemberts rôtis (nature ou au magret fumé), oeuf cocotte, assiettes de fromages et charcuterie, desserts bien gourmands (crumble, fondant au chocolat…). Attention, le café gourmand est TRÈS gourmand et peut aisément être partagé à deux après un bon plat.

Où ça se trouve ?

L’Autre Petit Bois se situe au 12 Place du Parlement, à l’angle de la Rue des Lauriers. C’est ouvert tous les jours de la semaine de 12h à 00h30 (jusqu’à 1h du matin du jeudi au samedi).

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Ce n’est pas sans émotion que je vous relate le week-end magique mais complètement fou du 2 et 3 Décembre 2017. La SaintéLyon ? Une grande histoire de dingue, moi qui me suis toujours dit que ce n’était fait que pour les zinzins, comme la Diagonale des Fous, le Marathon des Sables, l’UTMB ou toutes ces “petites” choses de ce genre. Je me lance dans cette aventure à corps perdus, sur les 28km et quelques (850D+) de la SaintéLyon relais par 3. 


Préparer mon départ

Je vais essayer de ne pas trop écrire car je sais qu’il est parfois difficile d’aller au bout des articles “romans”. La semaine avant de partir, j’étais overbookée. Partant 3 jours et demi, tous mes rendez-vous professionnels étaient condensés sur 3/4 jours au lieu de presque 6, autant vous dire que ce n’était pas du repos. Dès que j’avais 10 minutes, je filais dans un magasin de sport m’acheter ce qu’il me manquait.

Heureusement, je n’avais qu’un seul footing de 10km à réaliser comportant plusieurs lignes droites. Je l’ai réalisé le mardi soir, et n’ai donc rien fait jusqu’au samedi soir 00h. Finalement, tant mieux ! J’ai à peu près suivi les principes de la diète scandinave dissociée cette semaine passée (en moins strict que l’originale) mais cela m’a été bénéfique. Je pense le refaire pour le Marathon de Paris le 8 avril (pas plus de 3x par an pour conserver les bénéfices).

Le vendredi matin 1er Décembre, mon train était à 9h20, je décidais donc de me lever vers 6h30 pour finir de tout préparer. Le matin même, je me réveille naturellement avec la lumière du jour… OH MON DIEU. Le réveil tourne depuis 2h, il est 8h38, mon bus est dans 20 minutes. J’ai sauté dans mes fringues, j’ai oublié pleins de choses, j’ai embarqué un bout de pain, des fruits et des noix et suis partie en catastrophe. On pouvait rêver mieux comme départ.

Arrivée sur Lyon

J’avais pris ma journée de vendredi pour profiter des copains et de Lyon avant le branle-bat de combat. Après un changement sur Paris, je débarque pour 16h, juste le temps de récupérer les clefs du Airbnb réservé par Mizuno. Aux petits oignons, je vous le dis ! Les copains arrivent au compte-goutte. Nous nous retrouvons tous dans notre appartement, plus grand que celui des garçons, pour dîner tous ensemble. Riz-courgette-jambon-yaourt, je commence à me conditionner.

Le samedi matin, nous prenons le temps de nous lever (8h, hum) car la journée (et la nuit) s’annoncent longues. La bonne grasse matinée pour prendre de l’avance, et bien on repassera. J’essaie de me détendre, de traîner au lit, de tricoter (je ne me déplace jamais sans en ce moment). Petit-déjeuner à base de sandwich au jambon, banane et yaourt : on ne change pas une équipe qui gagne. J’essaie d’encaisser les glucides de bonne qualité, qui ne soient pas des sucres rapides (ma glycémie est trop sensible).

Je n’arrive absolument pas à me faire à l’idée que je vais passer une nuit blanche à courir, mais alors pas du tout ! Nous déjeunons vers 13h à l’appartement avant de partir à la Halle Tony Garnier pour 15h30 (ou plutôt 15h45, nous et la ponctualité). Riz-courgette-jambon-yaourt : ohhh c’est original !

Nous arrivons à la Halle Tony Garnier, lieu du village mais aussi de l’arrivée de la course. J’aperçois l’arche, je suis déjà émue. On se rejoint tous sur le stand Mizuno pour prendre des photos de groupe, échanger, se changer, tester notre nouvelle frontale offerte par PETZL.

Je crois qu’il faut y aller : départ pour Saint-Étienne !

Après avoir rencontré quelques abonnées, croiser des copains qui se lancent sur le 72km (coucou Cédric si tu passes par là), nous devons y aller. Vers 17h30, navette pour Saint-Étienne. Durée du trajet : 1h. Au fur et à mesure, on découvre les paysages enneigés, les vitres du car commencent à geler : non mais what ? Choc thermique de l’espace en descendant du car alors que les caméraman commencent à nous filmer (le film Mizuno sera bientôt en ligne). Nous allons être suivis par ces 3 courageux tout le long de notre course.

On dépose nos affaires dans notre espace dédié au sein d’un grand gymnase. Il sonne 19h-19h30 et il faut manger. Difficile à concevoir car nous mangeons dans le froid, les chauffages ayant mis du temps à chauffer cet immense hangar. Un dîner de course comme on aime : salade de pâtes froides, pâtes à la bolonaise et gruyère, du pain et du camembert. Miam, du sans fibres !

Et c’est là que la partie se complique. Nous allons devoir attendre 4h avant le départ des premiers relayeurs (donc le mien), dans ce hangar. Nous le voyons se remplir petit à petit, les courageux de la 72km s’endorment sous leur couverture de survie. Je suis à nouveau émue de les voir se préparer à une nuit de calvaire. J’utilise ce mot car je sais à quoi ressemblait les premiers 30km, j’ai pu réaliser les 24km suivants de jour au mois de Novembre. Seule la dernière partie de 20km m’était inconnue, mais je sais qu’elle était moins technique et dangereuse que les deux autres. 

J’essaie de fermer les yeux sur mon petit transat Mizuno, dans notre espace privilégié désormais chauffé. Je fais l’idiote, j’essaie mes équipements accessoires, je me filme, je fais des photos, je discute mais j’ai les yeux qui commencent à me brûler. C’est pas le moment ! C’est dur psychologiquement de se dire qu’à l’heure où je dois aller dormir, je me lance pour au moins 4h de course dans la neige. Et surtout se dire que je ne vais pas dormir avant… le lendemain.

Crédit : SaintéLyon

23h15 : le départ approche à grands pas !

Comme la SaintéLyon est composée de 85% d’hommes, il y a un énorme point positif : l’absence de queue aux toilettes pour femmes. La situation est totalement inversée contrairement à ce que je peux voir sur mes autres courses officielles type semi-marathon. Les femmes participantes sont félicitées au micro d’être là, avant même de prendre le départ. C’est dingue et beau à la fois. J’enfile mon dossard-tee-shirt, vérifie les derniers réglages et me faufile doucement vers le départ. Je loupe l’entrée dans mon SAS mais veux absolument partir en première vague (départ toutes les 10min). J’enjambe la barrière une fois le départ de la 1ère vague sonné, c’est bon, je ne prends pas trop de place hihi.

Crédit : SaintéLyon

Les premiers kilomètres bitumés, bizarrement mon calvaire !

Les sept premiers kilomètres ne sont que bitume. Etrangement, c’est normalement mon terrain de jeu préféré. Mais là, je me suis tellement préparée mentalement et physiquement à me confronter aux chemins, que j’attends de trouver ce pourquoi je suis là. 7km qui sont difficiles, une pesanteur à l’estomac car j’ai trop chargé mon camelback (presque 2L d’eau, par peur de manquer). La ceinture me tire, il m’arrive de courir en me tenant les anses. A la première côte que j’aperçois, je marche. QUOI ? DÉJÀ ? Nous sommes au 4/5ème kilomètre je pense (je ne regarde pas ma montre) mais cela s’annonce long. Les coureurs sont d’un silence impressionnant, tellement focus sur ce qui va se dérouler ensuite. Sur les visages, je lis une “préparation au pire”. Cette photo a été prise durant cette partie du parcours. Je n’ai pas allumé ma frontale avant le 10ème kilomètre, pour économiser de la batterie. Les 7/8 premiers kilomètres étaient urbains, et donc éclairés. Sinon, je profitais de la lumière des autres (bouh la mauvaise). J’avais deux autres frontales en secours dans le dos, mais il faisait si froid que j’avais la flemme de tout.

On s’attaque au vif du sujet !

Vous voyez là, les 7 km dont je parlais. Et bien voilà l’ascension continue à laquelle nous avons eu droit jusqu’au 30ème km. Du bonheur oui ! Chaque côte (jusqu’à 1,5km à devoir marcher, les mains sur les cuisses pour s’aider tant elles étaient raides) se terminait par un plat descendant ou descente abrupte. Il faisait très froid, j’étais seule, mon eau devenait imbuvable puisqu’elle congelait (oui, c’est possible). En tout cas, ça ne passait plus dans le tube. Je suis subjuguée par le S lumineux qui se forme derrière moi, de toutes petites lucioles à la queue leu-leu, visible par les frontales qui scintillent. C’est ça aussi le trail, s’arrêter et admirer. Je n’ai aucun scrupule à marcher dès qu’un faux-plat montant ou côte se profilent. Au contraire, je me dis : ahhhh merci ! Point négatif, je me refroidis à chaque fois et mes doigts n’apprécient pas (bien failli les perdre ceux-là).

Je regrette le silence total, parfois gênant (se prendre des vents, voire des tornades), le manque d’entraide. Le trail, ce n’est pas la compétition. Mais comme la SaintéLyon présente un dénivelé peu important réparti sur la distance, elle devient accessible aux routards comme moi. La preuve en est, je n’ai pas fait une seule séance de côtes ou escaliers (honte à moi), et je l’ai pourtant fait, sans grosse difficulté physique. Le froid et la fatigue primaient. Les participants sont donc captivés par leur performance personnelle, quitte à oublier de nous venir en aide lorsque l’on se prend une plaque de verglas (coucou la glissade mémorable).

Je me retourne parfois, pour admirer le restant de la course. J’ai du mal à rester focus sur mes pieds, même si parfois c’est obligatoire. A l’approche dur 15ème kilomètre, le premier ravitaillement arrive. Lorsque je le vois, cela me permet d’avoir une idée du kilométrage. J’ai dépassé la moitié. J’entends d’une petite voix mon prénom au loin, je me retourne et aperçois mon Emilie. Je suis sauvée, nous nous étions perdues de vue au départ, et nous voilà ensemble pour, finalement, affronter la partie la plus technique et la plus longue, puisqu’elle nous demandera de beaucoup marcher. Nous avons un rythme moyen de 8-9min/km. Au ravitaillement, nous ne restons pas longtemps. J’avale une tranche de pain d’épices, je bois un coup d’eau et c’est reparti.

On entre dans le dur !

À partir du 17ème kilomètre, nous affrontons de grosses côtes, nous les marchons à chaque fois. De toute façon, courir à ces moments-là, c’est se cramer pour la suite. J’attends toujours d’être arrivée tout là-haut pour relancer. Nous marchons aussi lorsque la neige est trop épaisse. Bizarrement, je n’ai froid qu’aux mains et au nez lorsque je ne porte pas mon buff. Mes pieds, même au contact de la neige, ne prennent pas le froid et ne s’humidifient pas. Ouf. Mon psoas commence à me titiller, je le sens tirer dans les côtes, et surtout lorsque je m’arrête puis repars. Personne ne parle. Je suis tantôt devant Emilie, tantôt derrière, on s’appelle pour ne pas se perdre, on s’attend, on se soutient. Pour que le temps passe plus vite, nous nous mettons de petits objectifs : 20km, 22km, 25km, 28km. J’ai trouvé que le passage entre 22 et 25km était vite passé. Elle me tenait au courant rapidement car elle pouvait avoir l’oeil sur sa montre. 

Je manque de glisser dans chacune des descentes, je vois ma vie défiler, je me parle à moi-même. Ce n’est jamais arrivé. Je me demande ce que je fais là, je me dis que j’ai eu une chance inouïe mais qu’en même temps, je suis dingue d’avoir accepté ce challenge. Je me demande aussi ce que vivent mes coéquipiers de la MizunoRelayCup. Je m’imagine à continuer plus loin que le passage à Sainte-Catherine. Je me dis : “ferais-je la 44km ?”. Franchement, pour assumer 15km de plus, il aurait fallu que je sois plus équipée, au niveau du camelback, au niveau des mains (malgré mes 2 couches de gants). Vers la fin, ma lampe frontale s’épuisait jusqu’à s’éteindre. Je savais qu’elle n’avait que 2h30 d’autonomie en pleine puissance mais j’avais si froid que je n’avais pas la foi d’aller chercher une des deux autres lampes dans mon sac. Je me fiais donc à la lumière des autres personnes qui m’entourent.

Je croise des participants malades sur le bas côté, le froid a été particulièrement tord-boyaux cette année. Le fait de manger en étant crispé, de boire de l’eau gelée… ça ne réussit pas à grand monde.

Sainte-Catherine approche !

Je croise le panneau “il vous reste 45km”, et là tout s’éclaire. Rapidement, je fais le calcul 72-45 et me rend compte qu’il ne me reste qu’environ 1km. Depuis 5-6km, je sentais un second souffle mais là, je galopais très facilement. Je voyais la fin approcher, mais imaginais le mental des autres guerriers : il leur restait plus qu’un marathon à parcourir alors qu’il était 4h du matin. Inhumain, mais suscitant mon admiration.

J’ai vécu un rêve mêlé à un calvaire. Pendant mes 15 premiers kilomètres solo, j’avais les pieds et jambes en fourmis. J’ai un tel mauvais retour sanguin que les impacts ont été dures à gérer. Cependant, la deuxième moitié s’est bien passée. Une fois arrivée à Sainte-Catherine, je passe le relais à Roselyne qui continuera sur les 24km suivants. Je lui souhaite bon courage car le pire est à venir (sous-bois à 90% du temps, d’énormes descentes qui sont bien plus dangereuses et physiques que les montées). J’apprends que notre coach s’est blessé et qu’il ne pourra pas réaliser le dernier relai (plus tard, j’apprendrai que Yoann prendra la relève, réalisant donc 44km dans la nuit, je ne sais pas comment te remercier, puisqu’il nous a évité la disqualification).

Nous entrons dans la tente chauffée au point de ravitaillement, j’avale quelques tucs, je réchauffe mes mains qui, avec le contraste du froid/chaud, sont boursouflées, et commencent à fissurer et saigner. Du glamour. Je constate des abandons de course suite à des problèmes digestifs. C’est dur. Nous entrons dans la première navette ralliant Lyon, je fais des story dans le car, pour vous prévenir que tout va bien, que tout est terminé. Un homme est malade devant moi. Nous passons 40minutes dans le car, à se dire que c’est terminé, que l’on va rentrer. Une fois arrivées, je me lève et là le drame : mes muscles se sont refroidis et je suis incapable de marcher, je me traîne la jambe gauche, mon psoas me fait vraiment souffrir. Emilie souffre des deux chevilles, déjà fragilisées avant la course et malmenées par les chutes. Nous sommes deux éclopées. Nous récupérons nos bagages en consignes à la Halle Tony Garnier et retrouvons quelques autres copains déjà arrivés. Nous apprenons qu’il a des blessures : cheville en vrac, doigt cassé, chutes et hématomes. On est beau !

Retour à l’appartement

Nous appelons un UBER pour nous ramener au Airbnb. Une fois arrivées, nous nous regardons dans le miroir de l’ascenseur. De base, ce n’est pas le plus mélioratif, mais alors là, on se fait peur ahah. Nous poussons un cri de soulagement en passant le seuil de la porte vers 6h du matin : c’est fini. J’ai rêvé de ce moment depuis le moment où nous attendions le départ de la course à Saint-Etienne.

3h50 de course, 1h30 de sommeil pour me faire tenir toute la journée du dimanche, ce même dimanche partagé avec les copains, autour d’un subway, tous assis les uns sur les autres, nous ne voulons pas nous quitter. Mon séjour se prolonge jusqu’au lundi matin, afin de faire une vraie nuit avant de partir. Retour en grandes pompes au travail, puisque j’avais au programme plusieurs consultations au cabinet l’après-midi.

On recommence quand ?


Vous pouvez me retrouver dans l’article de la MizunoRelayCup sur le site de la SaintéLyon : par ici. Je ne saurais remercier toute l’organisation Mizuno, Pierre et Katiana, la SaintéLyon et les participants au projet pour cette opportunité de dingue, ces équipements, ces entraînements, cet accompagnement et plus que ça : le simple fait d’exister de m’avoir permis de vous rencontrer.

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La tartine, ce geste du quotidien pour la plupart des français au petit-déjeuner. Mais au-delà du pain, beurre, miel et confiture, la tartine devient de plus en plus salée au menu. Introduite par le croque-monsieur, voire le croque-madame, ou bien même la pomme de terre garnie, la pizza, la tarte, on aime prendre une base et la recouvrir. Et oui, on ne va pas se contenter simplement d’une garniture brute et assembler les aliments dans l’assiette.

Dans plusieurs restaurants sur Nantes, nous pouvons trouver des tartines sur la carte. Chez Dînette (photo ci-dessous), à Tablo Gourmand, chez Sugar Blue Café… et dans mon assiette (même si je ne me considère pas comme restauratrice à mon propre domicile hihi). 

Constituer une tartine salée équilibrée

Pour réaliser sa tartine salée parfaite, il faut associer plusieurs ingrédients de base essentiels : du pain, des légumes, un fromage et/ou une protéine animale, des herbes fraîches, du tartinable, des petits éléments croquants (graines, noisettes…), des fruits secs…

Le pain

Pour faire vite, beaucoup d’entre nous choisissent du pain de mie. Le pain de mie n’est pas le meilleur des choix car au-delà de sa fabrication industrielle (95% du temps), il manque de texture, contient du sucre et de la matière grasse. On peut le considérer comme un pain brioché salé de mauvaise qualité… sauf s’il est fait maison.

On opte donc pour un pain frais : baguette pour créer des baguettines ou pain tranché pour des tartines. Pas de panique, le congélateur est aussi fait pour conserver le pain, à décongeler simplement au grille-pain, au four ou à température ambiante. On évite le micro-ondes, pour les ondes et parce-qu’il ramollit l’aliment.

Pain de tradition, de campagne, au levain, aux céréales, de seigle, à l’épeautre, sans gluten, aux graines… Le choix ne manquera pas dans votre boulangerie. Un pain muesli aux fruits secs peut parfaitement s’allier à une recette sucrée salée.

La garniture

Et là, c’est votre imagination qui déborde !

  • Légumes : ratatouille, compotée de légumes, purée à tartiner, fondue de poireau ou oignon, tombée d’épinard, caviar de courgette ou tomate, courges rôties au four, carpaccio de navet ou betterave juste blanchi, légumes confits à l’huile…
  • Fromage : juste gratinée à l’emmental ou bien chèvre chaud, roquefort (et noix !), fourme d’ambert, saint-nectaire, fromage à raclette, camembert (et pomme !), fromage frais à tartiner, comté, fêta, mozzarella, chèvre frais, ricotta…
  • Tartinable : caviar d’aubergine, tapenade, houmous, guacamole, tzatziki, ktipiti, tarama (avec modération), fromage à tartiner, tartare d’algues, purées de légumes, confits de légumes, confiture pour du sucre-salé (figue), rillette de poisson ou de viande…
  • Protéine animale : oeuf brouillé, sur le plat, mollet ou poché, saumon ou truite fumée, thon, sardines, maquereaux, anchois, hareng doux fumé, tarte de poisson cru ou carpaccio, jambon, émincé de poulet, lardons, bacon, chiffonnade de jambon cru…
  • Toppings : herbes fraîches, épices, graines de sésame, de tournesol, de courge, éclats de noisettes, de noix, amandes effilées, huile d’olive, de noix, de sésame, lamelles de tomates confites…

Au quotidien ?

Même si l’équilibre alimentaire repose principalement sur la diversité dans l’assiette, la tartine peut très bien être au menu plusieurs fois dans la semaine. L’important est de ne pas consommer du pain matin, midi et soir. Il existe tant d’autres sources de glucides complexes ! Le pain n’est pas mauvais en soi, bien au contraire, mais la farine ne vous apporte pas tous les nutriments. Chaque aliment mérite d’être honoré en cuisine, s’il existe, c’est bien parce-qu’il nous apporte quelque chose de bon (je parle des aliments bruts et non pas préparés).

Le repas équilibré se compose de : légumes, céréales ou équivalent, protéine animale ou végétale (tofu, tempeh, seitan), matière grasse, produit laitier et fruit. Une tranche de pain tartinée au fromage frais, garnie de légumes et recouverte d’un oeuf peut être accompagnée d’une salade assaisonnée à l’huile d’olive ou de noix. Finir par une pomme au four, deux tranches d’ananas frais ou deux clémentines : le tour est joué !

 

 

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La SaintéLyon ? Ce trail mythique de 72km, en pleine nuit, en plein hiver, au beau milieu de nul part ? Oui, c’est bien de cet évènement dont je vais vous parler aujourd’hui. 

J’ai eu la chance de pouvoir participer à la SaintéLyon en collaboration avec la marque de running Mizuno. Cette année, ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour faire de ce rassemblement un moment inoubliable. Ils ont créé la MizunoRelayCup.

La MizunoRelayCup

Vous trouvez ici les informations officielles. Mais je vais vous en parler de “vive voix”. En Juillet, je savais que j’allais affronter une portion de la Sainté Lyon, le samedi 2 décembre 2017 (ou plutôt devrais-je dire le dimanche 3 décembre à 00h). J’ai embarqué avec moi Roselyne, happy adhérente de l’association dont je dépend (Happy Running Crew), présente sur Lyon ce qui rendait la logistique bien plus simple. Le critère principal ? Être complètement débutante en trail et n’avoir jamais participé à la SaintéLyon : et bien ce critère était largement rempli.

La MizunoRelayCup, c’est 8 équipes de 3 : deux coureurs sélectionnés par Mizuno et un athlète (affilié Mizuno ou bien ayant une grande expérience en trail et sur la SaintéLyon). En bref, nous sommes accompagnés de mordus de course à pied à haut niveau, entourés d’ex-gagnants des différents formats de l’évènement. Ce n’est pas ça qui va nous impressionner ! Même si nous sommes, Roselyne et moi-même, des adeptes de la route, cela ne fait pas de mal de se confronter à la nature. Chaque sortie trail est un nouveau moyen d’apprivoiser les difficultés que l’on ne rencontre pas en ville. Je détaillerai ci-dessous.

Le 15 septembre, les équipes sont annoncées. Je retrouve donc Roselyne dans ma team et je découvre notre coach : Antoine de Wilde. J’avoue que je ne le connaissais pas du tout avant de me pencher sur son CV sportif via ses réseaux sociaux. Nous prenons vite contact pour nous présenter, lui décrire un peu notre passif sportif, nos expériences en course officielle, nos meilleurs chronos, nos habitudes de pratique.

Des rassemblements, des rencontres 

La MizunoRelayCup, ce n’est pas seulement être cachée, véhiculée, nourrie et habillée par Mizuno. Ces aspects sont mineurs comparés à l’expérience que nous vivons et aux rencontres faites. Nous avons tous et toutes une vie sportive différente : du partage à la clef ! Nous venons des 4 coins de la France, et nous nous sommes rejoints le 7 octobre et 11 novembre pour s’entraîner ensemble et se rencontrer. Certaines têtes sont déjà bien connues grâce à nos réseaux sociaux. 

Le 7 octobre, nous avons partagé une 1/2 journée ensemble, pour se découvrir et découvrir le projet. Moins de 2 mois avant le jour J, nous prenons en main nos équipements (tenues + chaussures). 2 paires chacun : à nous de courir avec, et de choisir la bonne pour le 2 décembre ! 2 tenues aussi : une moins chaude, une autre qui l’est plus… Ce n’est pas parce que la course est début décembre, qu’il fait forcément froid. Certaines années, les coureurs ont été très surpris : autant la neige, que la pluie, que le froid, et parfois même trop chaud (il est dangereux de trop se couvrir “au cas où” quand on court). Nous avons parcouru 15km ce jour-là et avons titillé la Fourvière !

Le 11 novembre, c’est-à-dire le week-end dernier, sonnait le dernier rassemblement avant la course. Je suis arrivée la veille, ai dormi dans le même hôtel que d’autres participants au projet qui venaient de loin (Bordeaux, Lille, Paris). Petit-déjeuner protéiné englouti à 7h, nous sommes partis pour la reconnaissance du parcours de la Sainté Lyon en avant-première (et de jour !). Nous n’aurons pas la chance de voir ce qui nous entoure puisque nous courrons de nuit.

Nous avons parcouru 24km sur la portion n°2 du relais par 3 (format 72km). C’était donc parfait pour Roselyne car elle découvrait de jour tout son parcours. Pour Antoine et moi, ce sera la surprise ! Cette portion comprenait 650m D+ (montées) et 1000m D- (descente). Nous avons moins grimpé que ce que me réserve ma partie : 850m D+ pour 600m D-. Les jambes vont piquer !

En 3h, nous avons bouclé les 24km de cette journée. Pas mal de pauses sur le chemin, les montées en marchant, attendre les autres pour ne pas trop se disperser… C’est tout ça aussi l’expérience du trail. Bien différent de l’aspect compétitif et personnel de la route (même si je reconnais que parfois, j’aime cela pour atteindre un objectif).

Antoine de Wilde, notre coach, nous a vraiment accompagnées du début à la fin. Il nous a même perdu à un moment ce qui lui a valu un petit détour de 3km supplémentaires. Nous étions vraiment en rase campagne !

Ma préparation physique

Un coach, c’est comme lui. Quelqu’un qui nous accompagne physiquement, mentalement et à distance. Chaque lundi, nous recevons notre programme d’entraînement de la semaine. Il s’adapte à notre emploi du temps et nous propose des séances adaptées à chacune : selon le niveau et la forme de Roselyne, selon mes contraintes horaires et ma forme aussi. 3 séances hebdomadaires en moyenne, j’ajoute souvent une sortie sans prise de tête en EF entre amies d’environ 10km. Au total ? Entre 42 et 55km par semaine. Une bonne charge kilométrique qui nécessite de l’organisation, une bonne récupération et une bonne alimentation.

  • 1 séance en EF d’environ 1h et des exercices de gainage
  • 1 séance de fractionné (court ou long)
  • 1 séance longue qui associe des exercices de chaises/trot/saut alternés avec du footing
  • 1 séance entre amies entre 8 et 12km

Je vis et cours en ville, il est donc difficile de me confronter à des terrains similaires à ceux que j’ai pu arpenter ce week-end !

L’aventure continue. Il me reste moins de 3 semaines pour faire mes preuves en entraînement de mon côté avant de se retrouver à nouveau du 1er au 3 décembre, pour un week-end qui s’annonce folie (dans tous les sens du terme). Je rédigerai un article plus en détails sur cette course et la fin de ma préparation.

A très vite !

Je remercie encore une fois Mizuno de me permettre de vivre cette expérience, chouchoutée et merveilleusement bien entourée !

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