F.A.Q.

foire aux questions

Ici, je réponds à vos questions concernant la diététique, le métier de diététicienne-nutritionniste et la prise en charge.

Quelle est la différence entre une diététicienne-nutritionniste et un médecin-nutritionniste ?

Cette question se répète très souvent et la distinction se fait mal entre ces deux professions. “Nutritionniste” n’est pas un métier en tant que tel. Ce terme désigne quelqu’un qui “sait parler de nutrition”, ayant reçu une formation portant sur ce domaine. Entre un médecin et une diététicienne, il y a tout d’abord un écart en termes de niveau d’études (8 à 10 ans d’études contre 2 ans). 

Selon la Haute Autorité de Santé (H.A.S), un diététicien est “une personne qui possède une qualification légalement reconnue en nutrition et en diététique, qui applique les sciences de la nutrition à l’alimentation et à l’éducation de groupes, de populations, de personnes individuelles qu’elles soient bien portantes ou malades”. Il “dispense des conseils nutritionnels et, sur prescription médicale, participe à l’éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l’alimentation, par l’établissement d’un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée. Elle contribue à la définition, à l’évaluation et au contrôle de la qualité de l’alimentation servie en collectivité, ainsi qu’aux activités de prévention en santé publique relevant du champ de la nutrition”.

En clair, le diététicien participe à l’éducation alimentaire et comportementale du patient, il peut mettre en place des programmes alimentaires précis adaptés afin d’acquérir une alimentation saine et équilibrée correspondant à chaque cas (pathologique ou non). Le médecin-nutritionniste, par sa formation généraliste de base, dépiste et diagnostique les troubles liés à la nutrition (obésité, diabète, cholestérol, intolérances, troubles du comportement alimentaire), il peut prescrire des analyses, des médicaments et rediriger le patient vers d’autres spécialistes (diététicien, endocrinologue, diabétologue, psychiatre, allergologue etc.).

Comment devient-on diététicien-nutritionniste ?

En France, seuls deux diplômes permettent de devenir diététicien-nutritionniste. 

– BTS diététique (2 ans) en lycée public, école privée sous contrat ou hors contrat

– DUT génie biologique option diététique (2 ans) au sein d’un IUT, dont le format s’apparente à celui d’études universitaires.

Quels sont les différents domaines d’activité ? Quelles sont les perspectives d’évolution ?

Contrairement aux idées reçues, un diététicien-nutritionniste n’exerce pas seulement en cabinet libéral. 

– Consultation privée au cabinet (rééquilibrage alimentaire mais aussi prise en charge de pathologie plus complexe, à l’initiative du patient ou sur prescription médicale)

– En milieu hospitalier (prise en charge nutritionnelle du patient, éducation thérapeutique, gestion des menus)

– En collectivité tels les maisons de retraite, établissements scolaires, universitaires, cuisine centrale, restaurant d’entreprise, prison etc. (élaboration et correction des menus, contrôle de la sécurité et l’hygiène en cuisine)

– En tant que consultant en nutrition (rédaction d’articles, actions de prévention et d’éducation en entreprise, programmes de sensibilisation en santé publique)

– En industrie agroalimentaire (élaboration de nouveaux produits, élaboration des étiquetages et évaluation de la composition nutritionnelle des produits)

Quelles sont les pathologies prises en charge en consultation diététique ?

Le spectre de prise en charge est très vaste. On ne consulte pas seulement lorsque l’on veut perdre du poids. Le diététicien-nutritionniste intervient en cas de prise ou perte de poids mais aussi dans le cadre de nombreuses autres situations pathologiques : diabète, cholestérol, dénutrition, maladie cardiovasculaire, cancers, pathologies rénales, maladies digestives (estomac, pancréas, foie, intestin, côlon…), allergies et intolérances alimentaires, troubles du système hormonal, anomalies métaboliques, post chirurgie digestive, pathologies de la sphère ORL, dépistage des troubles du comportement alimentaire etc. 

Le diététicien-nutritionniste propose aussi de vous aider à différents stades de la vie : grossesse, allaitement, ménopause, situation de sevrage (alcool, tabac), végétarisme, végétalisme, alimentation du sportif etc.

Y a-t-il une prise en charge financière pour la diététique ?

Malheureusement, la diététique ne rentre pas encore dans les critères de prise en charge de la Sécurité Sociale. Cependant, de nombreuses mutuelles proposent désormais une prise en charge partielle selon un montant ou un nombre de consultations annuels. Voici quelques exemples de prise en charge.

AG2R (50 à 200€/an), GMF (3 séances/an), MMA (25€/séance maximum 5 fois), Swiss Life (31 à 52€/séance maximum 5 fois), MGC (20€/séance maximum 3 fois), MAAF (90€/an), LMDE (10€/consultation maximum 3 fois) etc…