Harmony Genève Marathon

Le dimanche 6 mai 2018, j’ai participé au semi-marathon de Genève. Harmony Genève Marathon, c’est un évènement qui regroupe : courses pour enfants le samedi après-midi, 10km nocturnes le samedi soir, semi-marathon et marathon le dimanche matin. Invitée par l’organisation, j’ai pu participer à cette course qui m’était inconnue, dans une ville non visitée depuis 2015 !


Un week-end presse très rapide, mais c’est aussi pour cela qu’on les aime ! Mon 27ème semi-marathon s’est donc déroulé à Genève, ville dans laquelle je n’étais pas retournée depuis l’été 2015, première et seule fois que je l’avais visitée. Je n’avais pas été transportée par cette grande ville. Peu de commerces, restaurants, terrasses, beaucoup d’hôtels luxueux qui ne me concernent pas, des belles voitures, des vitrines de marques de luxe, mais pas beaucoup de charme.

Bon, on va dire que j’ai (un peu) changé d’avis même si j’aimerais plutôt découvrir Lausanne à l’avenir. Je ne me retrouve pas dans le mode de vie suisse, la mentalité genevoise. J’ai rencontré des locaux adorables, mais je trouve que ce n’est pas ce qui se dégage en premier lieu lorsque l’on arrive sur place. Et puis, on en parle des prix ? 22 francs suisses la salade et 5 pour le café, surtout quand les commerçants ne souhaitent pas faire la conversion en euros. Du coup, c’est 5€ le café ou la petite bouteille d’eau voilà voilà.

SAMEDI : 1ER JOUR À GENÈVE

Je décolle de Nantes à 8h15 et arrive sur place à 9h30. Le gros point positif est qu’en tant que voyageur, nous avons droit à un ticket de transport gratuit et valable 1h20 pour rejoindre le centre-ville (à seulement 4km de l’aéroport). Les transports sont accessibles depuis le “secteur Suisse”, ne faites pas comme moi. En grande chauvine, je me suis naturellement dirigée vers le “secteur France” dans lequel il n’y a… rien. Haha.

Je trouve finalement un gentil conducteur de bus qui m’amène au plus proche de l’hôtel dans lequel j’allais séjourner : Ibis centre Nations. Une fois arrivée, je ne fais que déposer mes affaires et repars directement aux Bains des Pâquis pour un déjeuner avec toute la team presse-réseaux sociaux au bord du Lac. Il fait super chaud, on se régale avec une assiette libanaise végétarienne… Le top !

14h30, l’heure de retirer les dossards. Pas de foule sur le village situé au Jardin Anglais. Il fait très très beau, cela annonce un temps radieux pour le lendemain matin ! Heureusement, le départ est à 8h30, je finis avant 11h et donc avant les grosses chaleurs. Le retrait des dossards comprend un tee-shirt, un échantillon de gel douche, des flyers, un complément de vitamine D en goutte (cure 30 jours), un échantillon de complément de magnésium à diluer. Le tee-shirt n’est pas fou, je le trouve très fin. On aperçoit la médaille, c’est une forme de tee-shirt, au départ un peu surprise mais finalement, je l’aime bien à force de la voir accrochée à mon porte-médaille.

Je retrouve aussi des amies, on nous prend en photo, puis je les quitte pour continuer notre vadrouille dans la ville. Avec le reste de l’équipe, nous avons rendez-vous à 19h pour dîner aux Halles de l’Île en plein centre de Genève. Assiette végétarienne composée de patate douce, riz basmati, poêlée de chou kale et de chou kimchi (un peu relevé), c’était délicieux.

Un court dodo car il fait super chaud et le réveil est prêt à sonner à 5h40…


DIMANCHE : JOUR DU HARMONY GENEVE MARATHON

Le réveil sonne à 5h40. Le petit-déjeuner ouvre exceptionnellement dès 6h pour le marathon. On descend et retrouve tous les autres. Surprenant, nous voyons une ribambelle de kenyans pieds nus descendre au petit-déjeuner. Serait-ce les têtes de course ? Vu leur petit-déjeuner, c’était bien eux ! On est restés bloqués sur le contenu de leur plateau : jus de fruits, fruits, pain, confiture, thé avec des tonnes de sucre et du miel. Je ne pensais pas qu’ils carburaient autant au glucose. Le marathon prenait le départ 3h30 plus tard, je ne comprends toujours pas comment ils peuvent tenir avec autant de sucre rapide pendant autant de temps. Mystère…

Mon plateau contient : pain, fromage frais, deux oeufs durs, pastèque et concombre. Oui, oui, le concombre me faisait de l’oeil sur le buffet et je me suis dit, pourquoi pas. Mon tube digestif supporte beaucoup de choses et comme d’habitude, il n’y a rien eu à signaler durant la course.

On remonte, on se prépare à repartir et c’est bon, c’est parti ! On se contente de suivre la masse de coureurs dans la rue qui semble se diriger vers le bon arrêt de tram. Avec notre dossard, nous avions les transports offerts toute la journée. À 2,80€ le ticket, ce n’était pas de refus. On arrive sur le lieu de départ à 8h environ, pour un départ à 8h30. Pas de SAS vraiment définis, les allures sont affichées sur le côté, à nous de nous positionner avec les coureurs de notre niveau. Je suis en SAS 1h50, un peu plus rapide que ce que je compte faire. Je crois qu’à mon inscription, j’étais terriblement optimiste.

C’EST PARTI POUR 21,1KM !

Nous prenons le départ à Chêne-Bougeries. Une commune genevoise. Nous sommes partis pour environ 13-14km dans la campagne, et le reste en ville et en bord de lac. Il fait super beau, tellement beau qu’on nous annonce déjà bien 25 degrés au soleil alors qu’il n’est même pas 9h. Le départ est donné, j’ai mal à mon genou droit (celui qui m’a fait défaut sur la fin du Marathon de Paris) au bout de 200m. Je me dis que ce semi-marathon va être… long. Finalement au bout de 5-6km, le genou finit par se taire. J’ai très soif et le premier ravitaillement se fait désirer. Il arrive au 6,3km, je trouve que cela faisait un peu long car je m’attendais à le croiser au 5ème km. Je fais une pause pour boire 2 gobelets tranquillement, aller aux toilettes. J’ai bien perdu 4 minutes, mais bon je n’étais pas là pour le chrono. Je recroise les filles, parties derrière moi, qui ne se sont pas arrêtées au ravitaillement. On court quelques minutes ensemble puis je reprend mon rythme seule.

Je retrouve Margot un peu plus loin vers le 8ème kilomètre. On décide de rester ensemble car nous avons une vitesse similaire. On restera ensemble jusqu’au 15ème kilomètre. Il fait si beau, je sens que je prends des couleurs hihi ! C’est toujours quand c’est trop tard que je me dis que je supporterai bien une petite casquette, ou au moins des lunettes de soleil. Un jour, j’y penserais, promis. Nous sommes en pleine campagne, parfois avec les odeurs qui vont avec ! Mais quel bonheur ! Je cours exclusivement en ville, et cela me rappelle mes premières sorties running lorsque j’habitais dans la campagne nantaise. C’est quand même bien différent.

Ce semi-marathon est si plat, voire descendant en continu. C’est tellement agréable de se laisser porter, sans devoir réfléchir à “comment je gère le prochain faux plat ou la prochaine côte ?”. La seule difficulté du parcours, c’est vraiment la chaleur du jour. Sinon, je ne vois pas de point noir. Je savais que ça n’allait pas être exclusivement en ville, donc les 2/3 campagne ne m’ont pas gênées, au contraire.

Au 15ème kilomètre, Margot me dit qu’elle commence à souffrir de la chaleur et de petites douleurs. Elle sent que j’en ai encore sous le coude et me dit de la laisser pour retrouver ma vitesse sur les derniers kilomètres. J’attends le 16ème kilomètre pour partir. 6 kilomètres plus rapides me semblaient trop long, mais 5 ça passe. Je me surprends à passer de 9,5km/h à 11,2km/h aisément. En admirant le paysage, la foule qui commence à supporter, la chaleur accablante, vraiment. Les 3 derniers kilomètres de l’enfer, car je zappe le ravitaillement à 17,5km prétextant ne pas avoir soif. J’étais desséchée au 18ème, ça m’apprendra tiens ! Les 19 et 20ème kilomètres se font sur le bord de Rhône en aller-retour sans aucune ombre. Ça ressemble vaguement à la promenade des anglais. Les coureurs tombent un à un alors que nous touchons du doigt l’arrivée. J’entends des sirènes de SAMU. C’est rassurant tout ça !

J’essaie d’accélérer mais j’ai tellement soif ! Je dois avoir les lèvres toutes blanches. Je mords mes lèvres (la photo ci-dessous parle d’elle-même) et passe la ligne d’arrivée en 2h06. Allure 10km/h tout pile, je suis ravie ! Mon accélération sur les 5 derniers kilomètres m’a permis de gagner 10 minutes sur l’estimation. Je récupère ma médaille et toute l’équipe au stand VIP au niveau de l’arche d’arrivée. J’avale deux immenses verre d’eau. C’était tellemeeeeent bien !

Et après l’arrivée ?

Retour à l’hôtel pour prendre une douche, se poser un petit peu avant de repartir pour bruncher. Il est déjà 13h et le petit-déjeuner est déjà bien loin. Nous commençons à avoir faim, les jambes sont fatiguées, nos genoux divaguent un peu. En repassant le pont du Mont-Blanc, nous assistons aux arrivées du marathon (départ à 9h45). Il fait vraiment chaud, les coureurs ne sont pas très frais en passant l’arche.

J’avais remarqué une chouette adresse. Je reproche à Genève de manquer de restaurants et de petites adresses. Pour trouver une terrasse où s’installer boire un café, c’est assez compliqué. Il y a 2 “Le Pain Quotidien” et “Marcel” pour bruncher healthy sans y laisser un rein. Mais ce sont des adresses présentes aussi sur Paris, du coup, pas de grande découverte. Enfin si, pour Marcel, mais nous y retournerons sur Paris pour comparer !

Après 2,5km de marche environ, nous nous attablons sans attendre. Je m’attendais à pire un jour de course ! Ce n’est pas la même chose à Paris, c’est clair. On zyeute discrètement les assiettes de nos voisins pour nous aider à choisir sur la carte. Ce sera 2 salades SuperFood (grenade, kale, quinoa, lentilles, oignon rouge, patate douce, betterave, graines de courge et noisettes grillées), 1 citronnade maison, 1 thé glacé, un bagel à l’avocat et un cheesecake. Pour 2, la note est salée (76 franc soit environ 65€). Merci la Suisse ! Par contre, je reconnais que c’était excellent.

Nous profitons des derniers instants suisses, avant de reprendre l’avion vers 19h. Plus de 30 minutes de retard annoncées, ce n’est pas comme si j’avais l’habitude des soucis de transport… Genève, il paraît que je reviens te voir le 7 octobre pour tes 20km, m’accueilleras-tu à nouveau avec un beau ciel bleu ?

Je remercie infiniment Harmony Genève Marathon pour cette invitation, l’organisation, le dossard, la logistique, les sourires et ces jolies rencontres. Je ne pouvais pas, de ce fait, décliner ces 20km de Genève pour un tout autre parcours ! Dédicace à mon photographe personnel, qui supporte mon insatisfaction perpétuelle !

Suivre:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *